Des témoins de Bure au Mas de Granier

18032018

Prochaine rencontre, samedi 7 avril 2018 au Mas de Granier,

Soirée de soutien aux luttes contre l’enfouissement des déchets nucléaires : Bure ou comment enterrer l’avenir

 Dès 18h, Tables de livres, tisanes, petits films et échos d’ailleurs, 19h, Discussion avec Gaspard d’Allens, co-auteur de « Bure, la bataille du nucléaire », 21h, Tartes et concert de soutien sous les platanes

 Pour l’organisation, n’hésitez pas à passer un petit coup de fil, envoyer un courrier électronique ou juste nous le signaler au marché!

 Bon début de printemps et à bientôt

Mas de Granier Coopérative Longo Maï 13310 CAPHAN 0490472742 lmcrau@wanadoo.fr BURE B

cliquez sur l’image pour l’agrandir




Howard Zinn

12032018

« Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs » Howard Zinn

A lire absolument, Une histoire populaire des Etats-Unis de Howard Zinn.histoire-populaire-des-etat

à la votre, Bertrand




100 000

7032018

Aujourd’hui c’était la cent millième visite sur ce blog ! A la votre, Bertrand Monte Argentario 103




Belle victoire contre le pognon et le béton !

18012018

Il n’y aura pas d’aéroport à Notre Dame des Landes, c’est une belle et grande victoire ! Une victoire historique contre un grand projet inutile, une victoire contre le fric et le béton, une victoire contre le modèle de société qu’on nous impose depuis des décennies. Souhaitons qu’il y en ait d’autres à l’avenir. Les gueules déconfites de Retailleau, Ayrault et tous les autres faisaient plaisir à voir, mais il ne faut pas lâcher, maintenant il faut aider la Zad à poursuivre son aventure sociale, humaine et écologique. Grand rassemblement sur la Zad de Notre Dame des Landes le samedi 10 février : Enracinons l’avenir ! ZAD

Utopie, résistance, ça continue. A la votre, Bertrand 




Pour défendre la Zad

14012018
  • Le gouvernement doit annoncer sa décision
    d’ici fin janvier sur le projet d’aéroport de
    Notre Dame des Landes. images
    Soit ce projet insensé et nuisible est main-
    tenu, et nous devons montrer que les op-
    posant-e-s ne sont pas seul-e-s, que nous
    restons et resterons mobilisé-e-s pour que
    l’aéroport ne se fasse pas. Ce sera l’occasion
    aussi de discuter de ce qu’il est possible de
    faire localement pour empêcher ce projet.
    Soit le projet est abandonné. Et nous ne
    bouderons pas notre plaisir! Nous fêterons
    la première victoire depuis des années d’un
    mouvement pluriel et divers contre un projet
    stupide.
    Mais nous affirmerons aussi que cette vic-
    toire n’est qu’une étape. La ZAD a et aura
    besoin de soutien pour rester une zone libre
    d’expérimentation sociale et agricole.
    Nous pourrons discuter des évolutions pos-
    sibles à cette occasion.
    Collectif 04 de solidarité avec la ZAD
    Instruments de musique et autres agapes bienvenus.
    Appel à se retrouver le jour de l’annonce
    du gouvernement à 18h00 devant les mairies
    particulièrement celle de Forcalquier
    PS : Cinéma au Mas de Granier Longo maï
    à St Martin de Crau le samedi 3 février,
    lire l’annonce ici : fichier pdf 03 fevrier 2018



Bonne année 2018

1012018

tumblr_o8rxx982pc1vrof52o1_1280_720-a9860Je vous souhaite une bonne année 2018, utopie, résistance, anarchie… à la votre, Bertrand




Communiqué des habitants-tes de la Zad

24122017
Alors que l’hypothèse d’un abandon officiel du projet d’aéroport se
dessine enfin, on assiste en parallèle à une campagne politique et
médiatique de diabolisation des « zadistes ». A partir de quelques photos
et informations diffusées par des services de gendarmerie, nous voyons,
depuis quinze jours, enfler des fables reprises sans aucune gêne
d’articles en plateau télé par une cohorte d’ »analystes », élu.e.s et
journalistes. Ceci sans que les un.e.s ou les autres semblent souvent se
préoccuper de vérifier quoi que ce soit avant publication.

Dans une atmosphère digne d’une mauvaise Cendrillon, un puits se
transforme alors en tunnel viet-cong, des bâtons plantés dans un talus
en une herse sanguinaire, des zadistes kamikazes attendent du haut des
arbres pour mourir en se jetant sur la police et les sentiers empruntés
quotidiennement par tout un chacun sur la zad sont piégés de toute part.

Au final, la zad serait habitée par une bande de 150 fous furieux tapis
depuis des années dans le bocage le couteau entre les dents, occupés à
essayer tant bien que mal de souder dans la boue des lames de rasoir sur
des boules de pétanque. Il arrive heureusement parfois que des
journalistes fassent aussi leur travail et que certains des mensonges
les plus grossiers soient démasqués : le couple mascotte de riverains
indignés contre la zad au printemps 2016 étaient de faux voisins ; le
JDD a dû s’excuser mardi pour ses fausses « photos secrètes des armes de
la zad »…

Ce n’est pas la première fois que nous avons à faire face à ce type de
campagnes médiatiques, qui nous informent avant tout sur les fantasmes
de leurs auteurs. Leurs boniments hargneux peuvent bien nous faire rire
parfois lors des veillées hivernales. Mais nous n’oublions pas,
qu’au-delà de vendre du papier, ils appuient des objectifs précis et
pourraient avoir des conséquences funestes.

Pour préparer l’opinion à une éventuelle évacuation de la zad, il faut,
de nouveau, créer l’image la plus étrangère et la plus anxiogène
possible des personnes que l’on s’apprête à réprimer. Il s’agit
d’opérer, dans les représentations, le glissement de la catégorie de
« militant.e.s » vers celle de « terroristes ». Ce que le tableau des
« djihadistes verts » vient alors légitimer, c’est que l’on emploie
éventuellement demain des moyens de répression extrêmement brutaux et
possiblement inédits contre nous.
images
On retrouve dans tous ces récits la traduction d’une volonté classique
de diviser un mouvement, en tentant de stigmatiser et d’isoler de leurs
alliés les franges qui apparaissent comme les plus gênantes. Il faut
dire qu’il y a visiblement dans ce pays une foule de décideurs pour qui
la zad et le mouvement anti-aéroport représentent dans leur ensemble un
insupportable affront. Pour ceux qui sentent bien que, pour une fois, le
vent pourrait tourner en leur défaveur, le mot d’ordre semble clair:
« Aéroport ou pas, vengez nous au moins des zadistes ! ». Et ce quand bien
même le sens de la décision annoncée par le gouvernement finirait par
donner raison à celles et ceux qui auront défendu ce morceau de bocage.

Mais si la question de l’évacuation de la zad est restée depuis 2012
ingérable pour l’Etat, cela n’a jamais tenu en soi à la question de 150
soi-disant « ultra-violents », finalement aisément éjectables en d’autres
circonstances. Ce que celles et ceux qui crient au loup cherchent à
gommer c’est que le gouvernement fait face depuis des années à un
mouvement populaire impliquant des voisin.e.s et des paysan.ne.s, des
associations et des groupes informels, des syndicats ou des comités de
soutien dans toutes la France. Et ce mouvement, dans toute son
hétérogénéité, a l’insolence de s’être donné les moyens de faire front
commun. Si le ministère de l’Intérieur, à l’automne dernier, prévoyait
en cas d’expulsion de mobiliser jusqu’au deux tiers des effectifs
policiers disponibles dans ce pays, ce n’est pas parce qu’il devrait
régler le problème d’une quelconque avant-garde combattante isolée, mais
bien parce qu’il ferait face à des dizaines de milliers de personnes
prêtes à résister sur le terrain. Ces dizaines de milliers de personnes
ce sont, entre autres, celles qui sont venues planter leurs bâtons le 8
octobre 2016 sur le sol de la zad et qui demain, si le gouvernement
s’entêtait, seraient partout sur les routes et dans les champs pour
arrêter la police et les tractopelles. Ce sont aussi toutes ces
personnes qui aux quatre coins du pays iraient occuper leur mairie, leur
préfecture ou les places de leur ville en signe de protestation.

Cette détermination n’a rien de nouveau. Déjà à l’automne 2012, 2000
policiers avaient été mis en échec par des semaines d’opposition
physique extrêmement hétérogène – des personnes derrière des barricades
ou dans des cabanes dans les arbres, d’autres allongées sur les routes
ou entrelacées sur les toits des maisons, des tracteurs enchaînés et des
chantiers constants de reconstruction. Ce que cette résistance
improbable avait alors suscité c’était un élan de soutien massif dans
toute la région. Ce qui a changé depuis 2012, c’est que la zad est
devenue plus emblématique encore et que les solidarités multiples
qu’elle suscite se sont densifiées.

Dans le fond, ce que la focalisation pour les « pièges cachés » et les
« boules de pétanque » cherche à mettre sous le tapis c’est qu’il ne
s’agit pas simplement pour les habitants et usagers de la zad, anciens
et nouveaux, d’empêcher la destruction d’un territoire mais aussi de
réinventer d’autres mondes possibles. A ce niveau, il convient de
préciser qu’il n’y pas sur la zad des « ultra-violents » d’un côté et des
« néo-ruraux » de l’autre, mais une diversité de personnes déterminées à
vivre et lutter ensemble. Nous ne séjournons pas dans des casernes mais
construisons pas à pas depuis des années des formes de vie, d’habitat et
d’activités fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et
des biens communs.

Pour tous ceux qui, derrière leurs beaux discours, comptent bien
continuer à tirer profit de la destruction des ressources naturelles,
des inégalités croissantes et de la domestication des populations, il
est visiblement inacceptable que quiconque essaie de s’organiser – de
manière un tant soit peu visible et conséquente – à contre courant de
leurs valeurs mortifères. Et pourtant, on peut parier, face à un monde
qui va droit dans le mur, que ce qui se tente concrètement sur la zad de
Notre-Dame-Des-Landes – et dans d’autres espaces – pour reprendre sa vie
en main, continuera à être jugé essentiel et soutenu par un nombre de
plus en plus important de personnes.

Des habitant.e.s de la zad.

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Accueil de merde

17122017

« Au fil des jours la ligne Macron devient plus nette et dessine une politique migratoire d’une rudesse sans précédent. » Ces lignes sont le début d’un article du Monde, et c’est la stricte vérité. A Calais, à Paris les flics du duo Colomb/Macron jettent les migrants dans la nature, à la rue, détruisant leurs abris précaires, leurs maigres tentes quand ils en ont, piquent les rares couvertures. Ordres sont donnés d’éviter la reconstitution de campements malgré le froid très dur… Dans les Alpes la maréchaussée traque les migrants dans la neige sur les cols de la frontière entre la France et l’Italie au mépris des règles de solidarité et de sécurité en montagne. De plus en plus de gens sont enfermés dans les centres de rétention administrative, les « dublinés », les « déboutés » du droit d’asile sont pourchassés, expulsés. Colomb a demandé à chaque préfet de multiplier les expulsions et de préparer un plan de bataille départemental, c’est la guerre aux migrants. Le FN en a rêvé Macron le fait avec le national, plus du tout socialiste, Colomb. Pour expulser plus, Colomb veut même prendre la main sur l’hébergement d’urgence, tout un symbole, la République est en marche, au pas cadencé ! 

sur la façade d'un ministère

sur la façade d’un ministère

 

Il faut résister, utopie néanmoins, Bertrand

 

 

 

 

 




Radio Zinzine, rencontre

12122017

 

Rencontre avec les auditrices et auditeurs le 16 décembre 2017A bientôt dans la nouvelle salle de Grange neuve à 04300 Limans

Une occasion de se rencontrer, discuter et inaugurer notre nouvelle salle commune à Grange Neuve, Longo maï. Pour parler du présent et de l’avenir de radio Zinzine et de l’Ire des chesnaies, pour évoquer les tourments de notre planète.

Le samedi 16 décembre à partir de 15h00

A très bientôt, à la votre, Bertrand




Le nombre de millionnaires augmente, les inégalités aussi

25112017

Bonne blague non ? Il n’y a qu’un journal suisse pour pondre un titre pareil. Sans rire, il faut oser. Le nombre de millionnaires augmente, les inégalités aussi ! Banane, c’est bien parce que le nombre de millionnaires augmente que les inégalités augmentent. Plus la part des riches augmente et plus la part des pauvres diminue, même qu’ils sont de plus en plus nombreux les pauvres, comme les millionnaires justement. C’est même le fondement de notre économie capitaliste mondialisée… Aujourd’hui sur la planète les 1% les plus riches possèdent à eux seuls la moitié de la richesse mondiale. En augmentant un peu, les 10% les plus riches possèdent 88% de la fortune totale, il ne reste plus grand chose pour tous les autres, c’est à dire 90% des habitants de la planète ! Les inégalités sont très géographiques aussi, l’Amérique du nord et l’Europe ont ensemble 64% de la richesse mondiale pour seulement 17% de la population mondiale. En Suisse, pour terminer, 466 000 ménages sont millionnaires, un ménage sur dix environ, pas mal non ?… Barcelone 2017 053

Résistance, utopie, à la votre, Bertrand







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