Etrangers, ne nous laissez pas seuls

15032019

 avec les fascistes…

à Milan en février 2019

à Milan en février 2019

Utopie, résistance, à la votre, Bertrand




Power de Michaël Mention

15122018

Aux éditions Stéphane Marsan

Power est le dixième roman de Michaël Mention, c’est une grande réussite. Il nous raconte pas moins que l’histoire des Black Panthers aux États-Unis à partir de 1965. C’est un roman, mais historiquement très juste. 1965, les Etats-Unis sont embourbés dans la guerre du Vietnam. Les soldats noirs y meurent plus que les autres, et pourtant, les Vietnamiens ne sont pas leurs ennemis. Leurs ennemis sont blancs et vivent dans le même pays qu’eux. Les flics blancs tuent chaque jour plus de noirs, et les noirs sont déjà les plus nombreux en prison. Après l’assassinat de Malcom X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence jusqu’à l’apparition du Black Panthers Party. L’organisation défie l’Amérique raciste, elle s’arme et organise ses militants. Très vite les flics nauséabonds du fascisant Hoover reprennent la main.power Le gouvernement déclare la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable, drogue, infiltrations, procès truqués, assassinats, une violence extrême jusqu’au bout… L’Amérique blanche a eu peur, elle se venge, elle tue, elle enferme, elle humilie. Extrait de l’introduction du livre : « Ca a foiré à cause de nous. Pas à cause du FBI, de la came, des gangs. Ils nous ont pourri la vie mais, le vrai problème, c’était nous. Trop pressés. Des siècles qu’on avait rien, alors on voulait tout et on a foncé. On était sur tous les fronts, tellement impliqués qu’on a rien vu venir. L’envie, c’est ce qui nous a tués. »

Un livre à lire, vraiment ! Bertrand




I’am not your negro

8112018

Un film puissant du cinéaste haïtien Raoul Peck consacré à James Baldwin. Les dernières années de sa vie l’écrivain américain James Baldwin avait commencé à penser un livre sur ses trois amis assassinés, Medgar Evers, Malcom X et Martin Luther King. Raoul Peck a repris les notes de Baldwin, plus ses livres, ses interviews, ses passages à la télé, les conférences qu’il a donné au cours de sa vie. Cela a donné un documentaire salué dans le monde entier, un film à voir absolument. Aujourd’hui, I’am not your negro, est devenu un livre tout autant extraordinaire qui révèle l’œuvre de James Baldwin, sa vision tragique, profonde et pleine d’humanité de l’histoire des Noirs aux États-Unis et de l’aveuglement de l’occident.

Un extrait de l’œuvre de James Baldwin, il s’agit d’un passage d’une intervention de l’auteur à l’université de Cambridge en 1965 : « Sans même parler de tous les faits physiques que nous pourrions citer, sans parler des viols et des meurtres, sans parler du catalogue sanglant de l’oppression qui nous est déjà d’une certaine façon trop familier, ce que cela fait à l’opprimé, c’est détruire son sens de la réalité. Et voilà ce que cela veut dire, dans le cas du Noir américain né dans cette république étincelante… Dès le moment de votre naissance, dans votre innocence, chaque bout de bois, chaque pierre, chaque visage est blanc, et comme vous n’avez pas encore utilisé de miroir, vous supposez que vous aussi vous êtes blanc. C’est un très grand choc pour vous, à l’âge de cinq, six ou sept ans, après avoir vu Gary Cooper tuer des Indiens, et l’avoir applaudi, de découvrir que les Indiens, c’est vous. C’est un très grand choc pour vous de découvrir que le pays où vous êtes né, auquel vous devez la vie et votre identité, n’a pas créé, dans tout son système de fonctionnement réel, la moindre place pour vous. »

Je vous conseille la lecture de ce livre, I’am not your Negro, de James Baldwin et Raoul Peck aux éditions 10/18. N’hésitez pas ensuite à vous plonger dans l’œuvre de James Baldwin. Résistance, utopie, Bertrand i'am not...

 

 




sur un mur de Riace

18092018

IMG-20180917-WA0000Cette peinture murale se trouve à Riace, village de Calabre connu pour sa générosité dans l’accueil des migrants. A droite est représenté l’un des deux bronzes antiques de près de deux mètres trouvés dans la mer en 1972 et exposé au musée de Reggio di Calabria, la légende dit -repêché dans la mer de Riace. A gauche le portrait de Matteo Salvini, extrémiste de droite, raciste, anti-migrants et ministre de l’intèrieur de l’Italie, avec cette légende -repêché dans une mer de connerie. 




Bureau des exils

22052018

Le 2 juin à 19 heures nous allons accueillir la troupe théâtrale 13r3p avec la pièce « Bureau des exils » (adaptation du livre « De rêves et de papiers » de Rozenn Le Berre, 2017, éditions La Découverte). Une discussion en présence de la compagnie suivra la représentation artistique.

En juillet et août les soirées de la Grande Salle marquent une pause. Le premier samedi de septembre, 01.09., sera la Fête du Mas. On vous tiendra au courant…

A bientôt, l’équipe du Mas de Granier, Longo mai.




Est-ce que nous voulons nous taire ?

23032018

Bonjour,

Voici une lettre d’information collective publiée depuis les alentours de la frontière Briançonnaise.

Est-ce que nous souhaitons nous taire ?

Depuis des lieux de vie et d’accueil, non loin des postes-frontière. Il nous faut maintenant sortir de notre mutisme douloureux, sortir d’une indéfinition qui participe à rendre invisible ce que vivent à cette frontière les premièr·e·s concerné·e·s et d’autres, témoins et acteurs.

Cette lettre est vouée à être diffusée le plus largement possible. Si vous souhaitez vous en saisir, allez y ! Si vous souhaitez relayer dans vos réseaux, dans vos journaux, dans vos radios, allez y !

Bonne lecture. fichier pdf LETTRE_INFOS1mars2018printVDEF

 

Est-ce que nous voulons nous taire ? dans Planète en danger LETTRE_INFOS1mars2018printVDEF




Briançon, soutien aux migrants

7082017

MARCEL SANS FRONTIERES

La maison de Marcel Amphoux a été investie par un groupe de personnes solidaires liées à différents collectifs et associations (Article 1er , Un toit, un Droit, Houria). La maison étant à l’abandon et dans une impasse juridique depuis cinq ans, un énorme travail de réhabilitation est fourni bénévolement pour rendre les lieux salubres et redonner vie à la maison. Le but de cette action est de créer en urgence un nouveau lieu d’accueil et d’accompagnement pour les migrant-es.

En effet, malgré une grève de la faim, la marche de Briançon à Gap, l’occupation devant la préfecture à Gap et un rendez-vous avec M. le Préfet des Hautes-Alpes, la récente mise à disposition par la mairie de Briançon d’une maison d’accueil d’urgence à côté de la MJC n’est pas une réponse suffisante. On estime que chaque jour, une quinzaine de personnes arrivent à Briançon sur le chemin de l’exil. D’autres, habitant ici depuis presqu’un an et impliqués dans la vie locale (bénévoles au Tour de France, au festival de jazz, aux mondiaux d’escalade, adhérents au club de foot) n’ont pas de solution de logement pérenne.

De plus, ce lieu sera aussi un lieu d’accompagnement et de suivi juridique pour des personnes demandant l’asile en France. Tandis que nous constatons la précarité des personnes sur les routes ou vivant à la rue, et la multitude de logements vides… les forces de l’ordre sont venues aujourd’hui constater notre présence. NOUS AVONS BESOIN DE SOUTIEN. Bienvenu-es chez Marcel, 20 route de Puy St-Pierre, Briançon. Grange neuve oct 15 004

Ps : Jeudi 17 août journée portes ouvertes à la filature de Chantemerle- Longo maï, 05 St Chaffrey. A 10h00 et 15h00 visites guidées de l’usine




Réfugié, une odyssée africaine

10022017

Sortie du livre d’Emmanuel Mbolela, Réfugié, une odyssée africaine

Persécuté pour des raisons politiques, Emmanuel Mbolela (né en 1973) a fui la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) en 2002. Il a voyagé six ans durant lesquels il a affronté les mêmes difficultés que des milliers d’autres migrant-e-s: racket des douaniers, business des passeurs, embuscade dans le désert du Sahara, travail au noir à Tamanrasset pour financer la suite du voyage et enfin la nasse marocaine, où il est resté bloqué pendant quatre ans. Là, et c’est l’un des deux apports principaux de son récit, il a fondé avec des compatriotes la première association de réfugié-e-s: l’Arcom, Association des réfugiés congolais au Maroc, refusant ainsi le statut de victime muette et impuissante dans lequel on le tenait. L’autre intérêt de ce livre est de montrer combien les femmes subissent encore plus de violence et d’exploitation que les hommes tout au long du parcours, mais aussi comment ce sont elles qui sont à l’initiative des actions de résistance et de protestation contre les conditions indignes imposées aux réfugié-e-s. Emmanuel Mbolela a fini par obtenir l’asile politique aux Pays-Bas en 2008. À partir de là, il a très vite rencontré des réseaux d’activistes pro-réfugiés en Allemagne (association AEI: Afrique Europe Interact), ce qui explique que son récit a été publié d’abord en allemand sous le titre Mein Weg von Kongo nach Europa (Mandelbaum Verlag en 2014). Depuis trois ans Emmanuel Mbolela a fait plus de trois cents présentations de son livre en Allemagne, Suisse et Autriche pour alerter et informer l’opinion publique sur la situation dramatique dans laquelle se trouvent ces personnes qui fuient dictatures et guerres et qui meurent par milliers anonymement dans le désert et la Méditerranée à cause de la politique de fermeture européenne. Il cherche également des soutiens en Europe pour continuer à aider les associations de défense des réfugiés subsahariens au Maroc, notamment la maison de repos et de protection réservée aux femmes migrantes à Rabat qu’il avait ouverte avec des amis au moment où il y était. Aujourd’hui, avec la parution en français de son récit, Emmanuel Mbolela veut entreprendre le même travail d’information et de sensibilisation en France et en Belgique auprès d’écoles et d’universités, de librairies, lieux de discussion, cafés associatifs, médias, etc…

Une odyssée africaine aux éditions Libertalia

Programme de soirées publiques avec Emmanuel Mbolela

Radio Zinzine vous invite à plusieurs réunions du 13 au 17 février 2017 dans la région PACA

Limans : Lundi 13 février, soirée publique, salle de Grange Neuve, coopérative Longo maï, à 20h30

Forcalquier : Mardi 14 février, restaurant La Parenthèse, place St-Michel ; conférence de 18h00 à 19h30, suivie d’un repas pour pouvoir continuer à discuter avec l’auteur (réservation pour le repas nécessaire au 04 86 90 20 41)

Marseille : Mercredi 15 février, Équitable Café, 54 Cours Julien, 19h30

Manosque : Jeudi 16 février, salle des Tilleuls, 18h30

 Montjustin : Vendredi 17 février, à l’École Buissonnière, 18h30, suivie d’un repas pour pouvoir continuer à discuter avec l’auteur (réservation pour le repas nécessaire au 04 13 37 06 00)

 




Voyage chez les Roms, par Jean Duflot

16122016

Roms, voyage chez les autres

Un livre de Jean Duflot paru aux Editions A plus d’un titre

Comme Observatoire libre de toute contrainte officielle, le Forum Civique Européen  exerce ici son droit d’alerter l’opinion sur l’une des dérives aberrantes de la plupart des Etats de l’UE. Entendons le sort qu’elle réserve aux minorités roms présentes dans le sacro-saint Espace Schengen et qui semble réactualiser le « problème tsigane » du très nationaliste vingtième siècle de triste mémoire.

Évidemment, dans le contexte migratoire actuel cette enquête qui s’efforce de comprendre la nouvelle dynamique d’exclusion qui maintient ces populations en marge des sociétés occidentales, notre démarche paraîtra peut-être disproportionnée. Les questions et les objections plus ou moins tendancieuses ou malveillantes ne manqueront pas d’en relativiser le projet. Précisons que notre recherche s’est délibérément limitée à deux des pays de la communauté européenne, la France et l’Italie, où l’on réserve aux « tsiganes » en général et particulièrement aux migrants roms des pays de l’est un accueil pour le moins inconfortable. Son enjeu déborde la problématique créée autour d’eux et l’ensemble des interrogations auxquelles le texte qui suit va tenter d’apporter quelques éléments de réponse montrent qu’elle est une variante exacerbée du drame humain de l’immigration générale. shapeimage_3

Pourquoi ce choix des Roms dont les effectifs, en France et en Italie, s’avèrent très inférieurs numériquement aux populations d’immigrés présentes sur ces territoires ? Pourquoi se préoccuper, à l’instar des Instances européennes ou des gouvernements, de la condition alarmante des quelques dizaines de milliers de Roms d’Europe centrale ou balkanique qui végètent dans ces deux pays ? Le marasme économique qui pénalise des millions de citoyens de la Communauté européenne ne s’en trouve-t-il pas relégué à l’arrière plan? N’avons nous pas nos laissés pour-compte, nos chômeurs, nos mal logés, des millions de citoyens qui survivent de plus en plus difficilement à la lisière du seuil de pauvreté ? à quoi tient ce privilège d’occuper le devant de la scène médiatique, de monopoliser la sollicitude des plus hautes instances européennes et l’appréhension farouche des gouvernements ? Ces parias, que l’on dit habiles à tirer partie de leur misérabilisme ostentatoire, ne seraient-ils pas d’abord victimes de leur propre tradition « culturelle », d’une sorte d’auto-exclusion atavique liée à leur mode de vie errante ? L’entrelacement de questions rationnelles et de préjugés n’est pas toujours facile à démêler. C’est l’un des objectifs de ce premier volet de l’enquête de montrer comment les représentations et les stéréotypes confortent l’inertie ou la malveillance officielle.

ÉDITIONS
À PLUS D’UN TITRE
Nous ne pouvons que vous conseiller de lire cette excellente étude de Jean Duflot sur les Roms hier et aujourd’hui, en Italie et en France. Jean est un ami de très longue date, il vit sur l’une des fermes de Longo maï en France, à la votre, Bertrand



Donald à la Maison Blanche

9112016

Hélas ça n’est pas un titre de bande dessinée, mais bien la réalité, Trump est élu président des Etats-Unis, cauchemar, un milliardaire dangereux, un fou imprévisible, la revanche des petites gens dit-on, la révolte des petits blancs contre l’establishment, des gens qui sont comme leur nouveau chef, racistes, xénophobes, sexistes, machos, bêtes et méchants, nationalistes, populistes, fachos non ? Des comme ça on en a aussi de part chez nous, flattés eux aussi par toutes sortes de personnages sans scrupules qui s’appuient la dessus pour prendre, reprendre ou garder le pouvoir. Des gens qui flattent les plus bas instincts, qui encouragent le repli sur soi, l’identité malsaine, la haine de l’autre… Madame Clinton aurait pu devenir la première présidente, elle n’a même pas réussi cela face à un déjanté, elle est balayée avec tout un système, détestée par une très grande partie des américaines et américains, à la place, un nouveau délirant qui fait suite aux Reagan, Bush père et Bush fils, pour quelles catastrophes à venir ?  uneautrefindumonde-df0a2

Résistance toujours, à la votre, Bertrand







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