James Baldwin 1984

9052020

Une émission de radio Zinzine réalisée à partir d’un entretien de l’auteur américain James Baldwin, né le 2 août 1924 à Harlem et mort le 1er décembre 1987 à St Paul de Vence. James Baldwin était passé par le studio de radio Zinzine en 1984. https://radiozinzine.org/emissions/SPX/2020/SPX20200504-JamesBaldwin1984.mp3

i'am not...




La démocratie sur l’autel de la trouille

22042020

Le journal, Le Monde, a réalisé une enquête d’opinion, pendant la crise du coronavirus, dans trois pays simultanément, Allemagne, Royaume uni et France. Un certain nombre de réponses font froid dans le dos. Particulièrement les réponses à la dernière question qui était : En démocratie, rien n’avance, il vaudrait mieux moins de démocratie, mais plus d’efficacité. 44% des sondés en France sont d’accords, 41% au Royaume uni et 34% en Allemagne. C’est énorme le nombre de gens prêts à sacrifier la démocratie, donc la liberté, sur l’autel de la trouille ! Dans les questions précédentes, de 69 à 80% des sondés souhaitent un meilleur contrôle, à l’avenir, des frontières nationales, et de 77 à 79% des sondés veulent un contrôle sanitaire systématique sur les migrants… La trouille, une envie de frontières, une xénophobie persistante, quelques-uns des ingrédients du fascisme, non ?(Le Monde 19 et 20 avril) Expo Lausanne 081

Résistance, utopie, Bertrand




Peur de la rue ?

14042020

Commencer le déconfinement le 11 mai prochain par un retour à l’école semble un non-sens, on nous avait raconter qu’il fallait fermer les écoles parce que les enfants respectant difficilement les règles barrières étaient un facteur important de la propagation du virus. Comment laisser les enfants se côtoyer, se rassembler, et empêcher les adultes de se rendre au bistrot, au restau… Est-ce qu’on renvoie les enfants à l’école pour que leurs parents puissent aller bosser ? Pourquoi les universités ne rouvrent qu’en septembre ? On peut rassembler les plus petits, mais pas les plus grands… Aurait-on peur des étudiants et de leur capacité à se révolter ?Pourquoi laisser les gens aller au boulot, dans les trains, les bus, les métros, et leur interdire de se rassembler ? Pourquoi interdire les festivals, les concerts, les évènements festifs, les manifs… jusqu’à la mi-juillet ? Pour passer directement des interdits, du confinement, aux vacances ? Aurait-on peur de la rue ? FB_IMG_1586684078249

Nous ne retournerons pas à la normalité parce que la normalité était le problème. A la fin du confinement retrouvons nous dans la rue ! 

Utopie, résistance, à la votre, Bertrand




Incendie sur la Zad de Notre Dame des Landes

29022020
Au cours de la nuit du 26 au 27 février un incendie allumé
volontairement a détruit partiellement un appentis dans le « hangar de
l’avenir » sur la ferme de Bellevue. Heureusement, une personne a vu le
départ de feu.  Les pompiers sont intervenus mais il s’en est fallu de
très peu que la charpente principale prenne entièrement feu et que
l’ensemble du bâtiment soit détruit. Des personnes vivent et dorment
juste à côté dans les espaces contigus et auraient pu se trouver pris
dans l’incendie.Le « hangar de l’avenir » a été construit à la main par des dizaines de
charpentières et charpentiers. Il a été levé comme un défi le 8 octobre
2016, au moment où le gouvernement menaçait de venir raser la zad
quelques semaines plus tard. Des dizaines de milliers de personnes
l’entouraient alors en affirmant qu’elles le protégeraient. Des
centaines de main se sont relayées depuis 4 ans au cours de « chantiers
écoles » réguliers pour achever petit à petit sa construction. Le «
hangar de l’avenir » est un espace qui sert aujourd’hui entre autres à
construire des habitats et infrastructures pour les différents
habitant.e.s et activités de la zad. Grâce à cet espace, le mouvement
maintient aussi une prise en charge collective de la forêt de Rohanne,
empêchant ainsi que cette dernière soit réintégrée dans une
planification forestière classique.Alors que nous avons arraché ces lieux aux menaces d’expulsion, ce n’est
pas l’État qui a tenté cette fois-ci de détruire les infrastructures
communes mais fort probablement des individus animés par de mauvaises
fables politiques. Il y a un an, le tractopelle qui servait à réaliser
les travaux sur les différents lieux de vie a été incendié. Plus
récemment, des véhicules l’ont aussi été juste devant des maisons alors
que leurs habitants dormaient. Ce nouvel incendie survient alors que des
réseaux sociaux vecteurs de haine diffusent de manière incessante des
récits calomnieux sur la zad post-abandon. Depuis quinze jours, les
réactions suite aux conflits d’usages (causé par des chiens non tenus,
menaces avec arme…) au Rosier sont déformées et montées en épingle en
ce sens.hangar de l'avenirDes espaces comme le site Nantes Indymedia, se sont employés, au cours
des dernières années et encore très récemment, à relayer divers appels
et commentaires invitant à « brûler la zad » et ses habitant.e.s. Ces «
médias » (1) colportent avec un zèle de procureur un récit diabolisant
et des mensonges factuels sur de soit-disant « traîtres » et « collabos
». Ceci à propos de personnes qui ont résisté durement sur le terrain
face à la répression d’État et ont opté entre les expulsions du
printemps 2018 pour une négociation collective – alimentée par un
rapport de force constant – afin d’obtenir des baux stables sur les
terres, plutôt que de se résoudre à la destruction de l’ensemble des
lieux de vie de la zad. Ces personnes ont tout fait pour que le plus de
lieux habités soient préservés et pour maintenir une communauté large et
hétérogène. Elles ne sont en tout état de cause pas responsables des
choix tactiques différents qui n’ont malheureusement pas permis – face
aux tanks – de faire réellement obstacle à l’expulsion de certains lieux
de vie.Nous sommes conscient.e.s que la zad est un espace qui a incarné une
telle somme d’espoir qu’elle a aussi engendré des déceptions et des
douleurs. Mais il est temps aujourd’hui de sortir du binarisme stérile
des catégories fantasmées de « légalistes » ou d’ »invendus ». Les personnes
et lieux de vie que des pamphlets appellent à lyncher, attaquant par là
tout le mouvement pour l’avenir de la zad, résistent encore aujourd’hui
pour continuer à faire de ce territoire un espace de mise en commun face
aux destructions du vivant, de solidarité face au monde marchand,
d’habitats collectifs autoconstruits et une base de soutien aux luttes.
Ce territoire est toujours sous pression mais sans cesser pour autant de
déborder des normes dans lesquelles les institutions voudraient
l’enserrer. Il suffit de passer un peu de temps sur place pour s’en
rendre compte.Pourtant il apparaît une fois de trop aujourd’hui que certains individus
sont animées par un désir de dégradation vengeur et sortent parfois des
méandres des réseaux sociaux pour le concrétiser lâchement, en se
trompant d’ennemis. Nous sommes profondément affligés, après avoir
défendu la zad pendant des années face à Vinci et à l’État, d’avoir à le
faire aujourd’hui face au nihilisme de certains individus. Nous sommes
atterrés par la complaisance de certains à alimenter de loin des
fictions haineuses, avec toutes les conséquences dramatiques que cela
peut avoir ici comme dans d’autres combats. Nous voulons pouvoir nous
consacrer à nous battre contre les institutions et corporations qui
bousillent la terre et enchaînent les vies plutôt que de devoir se
protéger de personnes qui s’emploient à saboter les rares possibilités
de communauté de vie et de lutte durables.

Nous appelons les multiples personnes et collectifs avec qui nous nous
sommes liés dans ce combat et pour qui l’avenir de la zad a toujours un
sens à la plus grande attention et au soutien. Nous appelons à continuer
à construire un monde désirable sur la zad face à ces nouvelles
attaques.

{Des habitant.e.s de la zad réuni.e.s suite à l’incendie au hangar de
l’avenir.}

(1) Il est nécessaire de clarifier à ce sujet le rôle joué par le compte
facebook « nonaeroportNotreDamedesLandes / zone à défendre de Notre Dame
des Landes». Ce compte qui cherche à maintenir l’apparence d’un compte «
officiel » du mouvement et de la zad est actuellement tenu par une/des
personnes qui n’y habitent absolument pas, qui se targuent d’une forme
d’impartialité, mais dont le parti-pris malveillant ainsi que la
propension à relayer sans aucune vérification mensonges et appels
haineux est largement avérée.

Soyons solidaires et défendons celles et ceux qui vivent et luttent, réellement, sur la Zad de Notre Dame des Landes, Bertrand




Le nouvel album de Agnès Bihl

13022020

Il était une femme, le nouvel album de Agnès Bihl

A écouter, à partager, à offrir…

Pour le plaisir cette chanson bien frappée dédiée au président en marche.     https://www.youtube.com/watch?v=smQwDun4JOU

Agnesbihl




Révolution

30012020

De Ludivine Bantigny, éditions anamosa, collection Le mot est faible.

chaque fois, il s’agit de s’emparer d’un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l’arracher à l’idéologie qu’il sert et à la soumission qu’il commande pour le rendre à ce qu’il veut dire. Cette fois il s’agit du mot Révolution. Ludivine Bantigny est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université de Rouen. Son dernier ouvrage est L’œuvre du temps aux éditions de la Sorbonne, 2019.

Révolution est un petit livre qui fait plaisir et va certainement réchauffer le cœur de celles et ceux qui aiment encore le mot révolution. Un livre à prêter, à offrir, à faire connaître, un livre qui réhabilite ce mot que l’actuel Président de la République avait volé et pervertit, en en faisant le titre d’un livre programme durant sa campagne électorale. Un programme qu’il nous assène aujourd’hui à grands coups de matraque et de grenades… OIP

Extraits : L’évènement révolutionnaire bouleverse le rapport à l’histoire, au passé comme au futur. Car ce qui arrive survient parfois en contradiction frontale avec ce que l’on attendait. Une telle collision conduit à revisiter le passé et offre de concevoir l’avenir à nouveaux frais. Avec la révolution, le temps est « hors de ses gonds » ; il s’emplit de créativité et de futurs à imaginer.

Rosa Luxemburg reconnaît à son tour : « Nous sommes campés sur ces défaites et nous ne pouvons renoncer à une seule d’entre elles, car de chacune nous tirons une portion de notre force, une partie de notre lucidité ». Et même lorsque, in fine, en ce mois de janvier 1919, « l’ordre règne à Berlin », face au pouvoir « socialiste » qui la trahira, à la soldatesque qui l’assassinera, Rosa Luxemburg fait dire à la révolution, comme un défi à l’éternité : « j’étais, je suis, je serai ».

Victor Leduc retrace aussi dans l’histoire de son engagement toute une économie morale liée aux injustices sociales – dignité, révolte contre l’inégalité, ressentiment contre les dominants : « On ne peut être riche innocemment. Sans avoir lu Marx, j’ai puisé cette conviction dans le folklore familial. Ceux qui ont souffert de l’injustice, les spoliés, les humiliés, les opprimés ont droit à la réparation sinon à la vengeance. Se résigner à l’inégalité, à accepter sans réagir le règne des possédants, la tyrannie des puissants, est la pire des lâchetés ».

A propos de la Commune de Paris en 1871 : Pour la première fois, de simples ouvriers s’emparent du pouvoir. Pour la première fois, c’est un gouvernement du peuple pour le peuple. Les mesures prises sont à l’avenant : remise des loyers, suppression du travail de nuit chez les compagnons boulanger, interdiction des retenues sur salaires dans les administrations et les ateliers, moratoire au mont-de-piété, création de Bourses du travail, suppression de l’armée permanente, élections et révocabilité de tous les responsables et élus, obligation, gratuité et laïcité de l’enseignement, séparation de l’Eglise et de l’Etat, transformation des fabriques abandonnées en coopératives ouvrières… Le 10 avril 1871, la guillotine est incendiée, symbole d’une dissociation entre la révolution et la mort, entre l’espoir et le châtiment. Mais au delà, Marx et l’Internationale jugent que la plus importante réalisation de la Commune, c’est d’avoir existé : c’est d’avoir prouvé sa possibilité. Même si la répression a été féroce, comme la disqualification obsédante et acharnée.

Je vous laisse lire le reste des cent pages de cet excellent petit livre. Utopie, résistance et révolution, à la vôtre, Bertrand

 

 




2020 année rebelle

1012020

FB_IMG_1567062775750Je vous souhaite une super année 2020, utopie, résistance, à la votre, Bertrand




Bonne grève, bonnes fêtes…

21122019

FB_IMG_1556600445513A votre santé, Bertrand




Pour une critique radicale du capitalisme/patriarcat

27112019

Chers ami.e.s,
Nous vous invitons, samedi 7 décembre 2019, à une soirée de réflexion aux suites dansantes. Au Mas de Granier-Longo mai, à St Martin de Crau

A 18h30, nous allons nous asseoir et réfléchir ensemble pour mieux comprendre ce qui nous entoure
avec nos amis de la revue Jaggernaut et les éditions crise & critique.

« Dans le monde dominé par la dictature de la valorisation capitaliste et
de la dissociation du féminin, le groupe crise & critique réaffirme avec
force que seule une opposition radicale, c’est à dire allant aux racines
des problèmes et armée d’une théorie
profonde peut véritablement

prétendre au changement nécessaire. » 

sur un mur de Bâle

 

Un peu plus tard à partir de 21h30, renforcés par l’une des fameuses soupes du
Mas de Granier, nous nous déplacerons sur la piste de danse. Car la soirée
sera couronnée par un concert donné par une poignée de grand.e.s musicien.ne.s :

« Les cannards du balcon »     – musique balcaonique -

Nous nous réjouissons de vous accueillir pour cette dernière du premier samedi du mois de l’an 2019.

amicalement

l’équipe du Mas de Granier LONGOMAI
à St Martin de Crau

des Infos supplémentaires ?  Voici le tel  04 90 47 27 42  fichier pdf 19_12_web




Briançon, Action-Frontières, mercredi 4 décembre 2019

20112019

APPEL À MOBILISATION : « ACTION-FRONTIÈRES » MERCREDI 4 DÉCEMBRE

Nous avons besoin de votre présence mercredi 4 décembre de 11h30 à 13h00 à Briançon. Formons une chaîne solidaire le long de l’Avenue de la République (la Chaussée) jusqu’à la Sous-Préfecture (Maison de l’État) pour dénoncer les atteintes aux droits à la frontière. Cet appel à mobilisation est national. Soyons nombreux à Briançon !

APPEL À MOBILISATION LE 4 DÉCEMBRE 201

Amnesty International France, La Cimade, Médecins du Monde, Médecins sans frontières, le Secours catholique et leurs partenaires locaux appellent à une mobilisation le 4 décembre à 12h pour dénoncer les atteintes aux droits des personnes exilées commises aux frontières par les autorités françaises.

Elles appellent à la mise en place d’urgence d’une commission d’enquête parlementaire pour mettre un terme à ces violations.

Aujourd’hui, de nombreuses atteintes aux droits fondamentaux sont constatées aux frontières : absence de tout dispositif sanitaire et social, destruction d’abris, obstacles à la demande d’asile, non-protection des mineur·e·s isolé·e·s, refoulements systématiques, comportements brutaux, harcèlement des personnes solidaires…

Nous demandons aux député·e·s l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire afin de confirmer et de compléter ces constats et, surtout, de proposer des mesures concrètes pour que soient respectés les droits fondamentaux des personnes exilées.

En partenariat avec les acteurs présents sur les terrains, des mobilisations portant les mêmes messages auront lieu sur plusieurs villes-frontières le 4 décembre prochain, lorsque les sirènes des pompiers retentiront partout en France à 12h, comme symboles de nos alertes.

RENDEZ-VOUS LE 4 DÉCEMBRE À :

Briançon : à 11h30 près du rond-point en bas de l’Avenue de la République (la Chaussée) pour former une chaîne solidaire jusqu’à la Sous-Préfecture.

Calais : à 11h30 devant la statue des «Bourgeois de Calais»

Dunkerque : à 11h place Jean Baert

Hendaye : à 11h30 devant la gare SNCF

Menton : à 11h30 Pont Saint Ludovic

sans-titre







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