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7032018

Aujourd’hui c’était la cent millième visite sur ce blog ! A la votre, Bertrand Monte Argentario 103




Communiqué des habitants-tes de la Zad

24122017
Alors que l’hypothèse d’un abandon officiel du projet d’aéroport se
dessine enfin, on assiste en parallèle à une campagne politique et
médiatique de diabolisation des « zadistes ». A partir de quelques photos
et informations diffusées par des services de gendarmerie, nous voyons,
depuis quinze jours, enfler des fables reprises sans aucune gêne
d’articles en plateau télé par une cohorte d’ »analystes », élu.e.s et
journalistes. Ceci sans que les un.e.s ou les autres semblent souvent se
préoccuper de vérifier quoi que ce soit avant publication.

Dans une atmosphère digne d’une mauvaise Cendrillon, un puits se
transforme alors en tunnel viet-cong, des bâtons plantés dans un talus
en une herse sanguinaire, des zadistes kamikazes attendent du haut des
arbres pour mourir en se jetant sur la police et les sentiers empruntés
quotidiennement par tout un chacun sur la zad sont piégés de toute part.

Au final, la zad serait habitée par une bande de 150 fous furieux tapis
depuis des années dans le bocage le couteau entre les dents, occupés à
essayer tant bien que mal de souder dans la boue des lames de rasoir sur
des boules de pétanque. Il arrive heureusement parfois que des
journalistes fassent aussi leur travail et que certains des mensonges
les plus grossiers soient démasqués : le couple mascotte de riverains
indignés contre la zad au printemps 2016 étaient de faux voisins ; le
JDD a dû s’excuser mardi pour ses fausses « photos secrètes des armes de
la zad »…

Ce n’est pas la première fois que nous avons à faire face à ce type de
campagnes médiatiques, qui nous informent avant tout sur les fantasmes
de leurs auteurs. Leurs boniments hargneux peuvent bien nous faire rire
parfois lors des veillées hivernales. Mais nous n’oublions pas,
qu’au-delà de vendre du papier, ils appuient des objectifs précis et
pourraient avoir des conséquences funestes.

Pour préparer l’opinion à une éventuelle évacuation de la zad, il faut,
de nouveau, créer l’image la plus étrangère et la plus anxiogène
possible des personnes que l’on s’apprête à réprimer. Il s’agit
d’opérer, dans les représentations, le glissement de la catégorie de
« militant.e.s » vers celle de « terroristes ». Ce que le tableau des
« djihadistes verts » vient alors légitimer, c’est que l’on emploie
éventuellement demain des moyens de répression extrêmement brutaux et
possiblement inédits contre nous.
images
On retrouve dans tous ces récits la traduction d’une volonté classique
de diviser un mouvement, en tentant de stigmatiser et d’isoler de leurs
alliés les franges qui apparaissent comme les plus gênantes. Il faut
dire qu’il y a visiblement dans ce pays une foule de décideurs pour qui
la zad et le mouvement anti-aéroport représentent dans leur ensemble un
insupportable affront. Pour ceux qui sentent bien que, pour une fois, le
vent pourrait tourner en leur défaveur, le mot d’ordre semble clair:
« Aéroport ou pas, vengez nous au moins des zadistes ! ». Et ce quand bien
même le sens de la décision annoncée par le gouvernement finirait par
donner raison à celles et ceux qui auront défendu ce morceau de bocage.

Mais si la question de l’évacuation de la zad est restée depuis 2012
ingérable pour l’Etat, cela n’a jamais tenu en soi à la question de 150
soi-disant « ultra-violents », finalement aisément éjectables en d’autres
circonstances. Ce que celles et ceux qui crient au loup cherchent à
gommer c’est que le gouvernement fait face depuis des années à un
mouvement populaire impliquant des voisin.e.s et des paysan.ne.s, des
associations et des groupes informels, des syndicats ou des comités de
soutien dans toutes la France. Et ce mouvement, dans toute son
hétérogénéité, a l’insolence de s’être donné les moyens de faire front
commun. Si le ministère de l’Intérieur, à l’automne dernier, prévoyait
en cas d’expulsion de mobiliser jusqu’au deux tiers des effectifs
policiers disponibles dans ce pays, ce n’est pas parce qu’il devrait
régler le problème d’une quelconque avant-garde combattante isolée, mais
bien parce qu’il ferait face à des dizaines de milliers de personnes
prêtes à résister sur le terrain. Ces dizaines de milliers de personnes
ce sont, entre autres, celles qui sont venues planter leurs bâtons le 8
octobre 2016 sur le sol de la zad et qui demain, si le gouvernement
s’entêtait, seraient partout sur les routes et dans les champs pour
arrêter la police et les tractopelles. Ce sont aussi toutes ces
personnes qui aux quatre coins du pays iraient occuper leur mairie, leur
préfecture ou les places de leur ville en signe de protestation.

Cette détermination n’a rien de nouveau. Déjà à l’automne 2012, 2000
policiers avaient été mis en échec par des semaines d’opposition
physique extrêmement hétérogène – des personnes derrière des barricades
ou dans des cabanes dans les arbres, d’autres allongées sur les routes
ou entrelacées sur les toits des maisons, des tracteurs enchaînés et des
chantiers constants de reconstruction. Ce que cette résistance
improbable avait alors suscité c’était un élan de soutien massif dans
toute la région. Ce qui a changé depuis 2012, c’est que la zad est
devenue plus emblématique encore et que les solidarités multiples
qu’elle suscite se sont densifiées.

Dans le fond, ce que la focalisation pour les « pièges cachés » et les
« boules de pétanque » cherche à mettre sous le tapis c’est qu’il ne
s’agit pas simplement pour les habitants et usagers de la zad, anciens
et nouveaux, d’empêcher la destruction d’un territoire mais aussi de
réinventer d’autres mondes possibles. A ce niveau, il convient de
préciser qu’il n’y pas sur la zad des « ultra-violents » d’un côté et des
« néo-ruraux » de l’autre, mais une diversité de personnes déterminées à
vivre et lutter ensemble. Nous ne séjournons pas dans des casernes mais
construisons pas à pas depuis des années des formes de vie, d’habitat et
d’activités fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et
des biens communs.

Pour tous ceux qui, derrière leurs beaux discours, comptent bien
continuer à tirer profit de la destruction des ressources naturelles,
des inégalités croissantes et de la domestication des populations, il
est visiblement inacceptable que quiconque essaie de s’organiser – de
manière un tant soit peu visible et conséquente – à contre courant de
leurs valeurs mortifères. Et pourtant, on peut parier, face à un monde
qui va droit dans le mur, que ce qui se tente concrètement sur la zad de
Notre-Dame-Des-Landes – et dans d’autres espaces – pour reprendre sa vie
en main, continuera à être jugé essentiel et soutenu par un nombre de
plus en plus important de personnes.

Des habitant.e.s de la zad.

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Le business est dans le pré

18112017

CONFÉRENCE DÉBAT
vendredi 24 novembre 2017 à 18h30 salle polyvalente de Mane
avec Aurélie TROUVÉ, Porte-parole d‘ATTAC-France

Auteure du livre  »Le Business est dans le pré »
Ingénieur agronome Maître de conférence en Économie, spécialiste des questions agricoles et alimentaires
et Yannick BECKER, Porte-parole de la Confédération Paysanne du 04

« Le business est dans le pré » ou le néo-libéralisme dans la politique agricole Conférence organisée par Attac 04 en partenariat avec la Confédération Paysanne du 04 et l’Assemblée Citoyenne du bassin manosquin. L’agriculture est aussi une affaire de citoyens !

Radio Bistrot à Forcalquier, mardi 28 novembre de 17h00 à 20h00, au bar La Parenthèse à Forcalquier. Débat avec les associations locales sur la baisse des subventions et la fin des emplois aidés, à écouter sur place, ou bien sur radio Zinzine.




33 révolutions

7012017

de Canek Sanchez Guevara aux éditions Métailié

33 révolutions comme les 33 tours d’un disque vinyle. Mais les disques sont rayés, les disques, les cubains d’aujourd’hui, rayés. Un trés beau livre, un livre dur sur la vie à la Havane. L’ennui, et l’ennui, la solitude, zéro perspective, peu d’espoir. Rhum, salsa, tabac et parfois un détour chez la russe du neuvième étage. La révolution semble s’être arrétée il y a longtemps. P1080491

Canek Sanchez Guevara est le petit-fils de Ernesto Guevara, le Che, son roman est suivi de deux petits textes autobiographiques et d’un entretien réalisé par le Monde libertaire. Cela permet de mieux  situer l’auteur de ce livre. Car si Canek Sanchez Guevara est anti-castriste, il est avant tout anarchiste ce qui le distingue de bon nombre d’opposants cubains. Dommage qu’il soit mort si jeune, en 2015 à 41 ans des suites d’une opération au coeur. Il avait une trés belle écriture et de trés belles idées sur Cuba et le monde. La révolution est morte il y a longtemps à Cuba, mais l’esprit de la révolte, lui, ne peut pas disparaître. C’est à lire, à la votre, Bertrand




Les murs ont la parole (2)

3072016

casseursceuilleurs-5567e

 

Super belle fête à la Zinzine le 2 juillet, um millier de personnes autour de l’amphithéâtre de Grange neuve, et beaucoup encore au lever du jour. Prochain rendez-vous festif le 6 août au même endroit pour une soirée cirque et musique.

Utopie, résistance, à la votre, Bertrand




Violences policières

17052016

violences-dans-les-manifs-mais-que-fait-la-police,M331422Pourquoi la haine de la police ? Ces images se passent de commentaires, en civil ou en uniforme, les flics cognent ! Stop, halte au massacre…

Résistance, utopie, à la votre, Bertrand




Histoires croisées de la zad de Notre-Dame-des-Landes et de la lutte No TAV dans le Val Susa,

6052016

 Contrées. Histoires croisées de la zad de Notre-Dame-des-Landes et de
la lutte No TAV dans le Val Susa, au éditions de l’Eclat

Après Constellations il y a deux ans, le collectif Mauvaise Troupe
publie un nouveau livre qui met en regard deux luttes en cours contre
des « grands projets et leur monde » en donnant la parole à leurs
protagonistes. Cet ouvrage est né de l’intuition que les expériences
doivent circuler simultanément aux slogans et à l’enthousiasme, pour
donner chair aux volontés de résistance.Dans le mouvement social tel que nous le vivons aujourd’hui, nous
sommes nombreux à chercher les manières par lesquelles la lutte
pourrait échapper à son extinction programmée, les éléments qui
permettraient de la pousser un peu plus en avant. Il y a la mémoire
des précédentes mobilisations, de 68 à 2010, les réminiscences de
l’antimondialisation et des Indignés, etc. Viennent désormais s’y
ajouter la geste de la zad et celle du No TAV, les histoires de ces
luttes que l’on dit parfois un peu rapidement « territoriales » et qui
ont marqué l’agir politique de leurs pays respectifs.

Contrées se propose de déployer et d’entrelacer ces deux épopées, qui
depuis des décennies font du bocage de Notre-Dame-des-Landes et de la
vallée italienne de Susa des espaces où les velléités d’aménagement
des gouvernements peinent à prendre pied et sont même parfois battues
en brèche. On y bataille contre des infrastructures imposées, aéroport
pour l’un, train à grande vitesse (TAV) Lyon-Turin pour l’autre..
L’idée de commune, qui certains soirs jaillit place de la République,
sourd depuis trois ans des 2000 hectares libérés de la zad. Et ce
murmure n’est peut-être pas étranger à l’énergie toute particulière
des manifestations nantaises qui prennent depuis le début de la
contestation contre la loi travail des airs insurgés. Des soulèvements
populaires, la vallée de Susa en a connus plus qu’à son tour, quand
pour empêcher le début des travaux la totalité des habitants de la
vallée envahissait les villages et l’autoroute, sabotait les machines
et chassait les forces de l’ordre. Les victoires qui ont été arrachées
ici et là-bas ont redessiné l’avenir de ces contrées, et réveillé
d’immenses espoirs, bien au-delà de leurs frontières. On y a appris à
mêler si intimement la vie et le combat qu’il est désormais impossible
d’envisager l’une sans l’autre, ou de savoir ce qui tient de l’un, ce
qui tient de l’autre. C’est cet enchevêtrement qui se donne à voir au
fil des pages, esquissant les pistes de ce que signifierait un
mouvement dont personne ne sonne le glas.




Ben à Bâle

19122015

Très grande et très belle exposition de Ben à Bâle, au musée Tinguely jusqu’au 22 janvier 2016… suisse nov-dec 15 038

Utopie, poésie, résistance, à la votre, Bertrand 

Ben à Bâle
Album : Ben à Bâle
l'exposition de Ben au musée Tinguely à Bâle
120 images
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Attention danger, le Tav se remet en route, et nous alors ?

15052015

    Les promoteurs de la ligne TGV Lyon-Turin annonçaient la reprise des 
travaux pour Janvier 2015, à St Martin la porte (en Maurienne). Pourquoi ?
Et bien parce qu’ils ont le champ libre. affichefinaleeeee1
En France la mobilisation contre le TAV n’a jamais vraiment décollé  et 
ils en profitent. Le percement du tunnel entre Saint-Martin-la-porte et 
le village de Chiomonte a débuté cette année. Plus les travaux avancent, 
plus il semble difficile de s’opposer aux aménageurs. Il reste
encore beaucoup de choses à imaginer pour que le projet soit abandonné. 
Dès lors, il nous paraît particulièrement opportun de dépasser les 
discours proposant un TAV « vert » ou de simples alternatives au tracé 
prévu. Il est temps de se rendre ensemble sur les lieux des travaux. 
C’est en ayant une présence sur place que nous pouvons être efficaces et
effectifs pour empêcher ou ralentir le chantier.
  En Italie, dans le Val de Suse les travaux avancent à pas de fourmis 
grâce à la mobilisation quotidienne des habitantEs de la vallée  mais 
aussi de tout un tas de gens venus des 4 coins de la botte pour leur 
prêter main forte. Depuis trop longtemps en France nous attendons que les  italienEs amènent seuls la victoire. De l’autre côtés de la frontière, chaque années depuis 2005 des manifestations de plus 60000 personnes se retrouvent face à la police, l’armée, la mafia. L’année dernière les NOTAV ont marché dans la vallée, d’Avigliana à Chiomonte, en s’arrêtant dans les villages. Ils mangeaient ensemble, marchaient ensemble, dormaient sur des terrains prêtés par des habitants.Ils prenaient le temps, celui qui va disparaître avec le TGV.

  De là est née l’envie de faire une marche de quelques jours cet été, 
du 30 Juin au 12 Juillet, de ce coté ci de la frontière. Faire un bout 
du tracé, à pied, entre Lyon et le Val de Suse; s’arrêter là où les gens 
veulent bien nous accueillir pour une nuit ou deux, prêter une grange ou un bout de 
terrain. Nous voudrions organiser des concerts, projections,
discussions, faire des courses d’orientation, construire des cabanes…
Nous commençons à avoir un programme qui se dessine. Nous avons déjà les 
étapes dans l’avant pays savoyard et en Chartreuse, en Maurienne, et 
nous sommes accueillis le dernier week end en Italie. Sans avoir la prétention d’être des milliers, nous aimerions au moins que ça permette de parler du projet et de cette lutte qui dure depuisplusieurs années pour l’empêcher ; et pourquoi pas que d’autres luttes se croisent, se mêlent à cette occasion.Alors, si vous êtes prêtEs à faire un bout de marche avec nous, à organiser avec ou sans nous dans votre commune un concert ou un buffet ;si vous êtes prêtEs à nous accueillir, ou simplement venir un soir raconter vos histoires sur la lutte contre le Lyon Turin (et d’autres), vous êtes invité à nous répondre au plus vite, pour que l’on puisse ensuite se rencontrer et s’organiser.

Nous mettons les informations au fur et à mesure sur notre blog  : 
marchenotav.noblogs.org
et vous pouvez nous écrire  marchenotav@rebellyon.info à très bientot !




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29012015

charlie







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