Le royaume du crépuscule

30042018

Le royaume du crépuscule de Steven Uhly, aux Presses de la Cité

Un très beau et très grand livre, une fresque monumentale qui se déroule sur quarante années en Allemagne, Pologne et Israël, mais aussi à New York et en France, de 1944 à 1987. Les personnages sont des juifs rescapés des camps de la mort, d’autres venus d’Israël pour aider les rescapés à rejoindre ce pays contre les anglais qui s’opposent à cette migration et la combattent. Des réfugiés allemands qui courent vers l’ouest apeurés par l’arrivée de l’armée rouge, des nazis qui commettent leurs derniers crimes et s’apprêtent à combattre les russes ou à fuir, protégés ensuite par une organisation secrète qui les aide à se cacher et à reprendre pied dans la nouvelle Allemagne. Nous croisons tous ces personnages, leurs enfants et petits-enfants, au gré des années qui ne se suivent pas forcément dans ce très beau texte. On découvre comment les rescapés seront mal traités par les vainqueurs, comment les pogroms se poursuivent après guerre, en Pologne notamment. Pour certains la guerre continue en Israël, au tour des populations arabes de Palestine de devoir fuir leurs maisons et de se réfugier là où ils peuvent. Enfin il y a le temps. Les enfants de la guerre devenus grands tentent de recomposer le puzzle. Il arrive que les enfants des victimes croisent les enfants des bourreaux et, parfois, l’espoir renait, la barbarie n’est pas inéluctable. Il est écrit sur la couverture de ce livre que l’auteur aux cultures multiples sait bien que l’identité n’est qu’affaire de mélange, et que c’est à posteriori que l’Histoire s’écrit. Avant, vivent les hommes héroïques et faillibles.

L’auteur Steven Uhly, est né à Cologne d’une mère allemande et d’un père bengali. Il est romancier et traducteur, il vit à Munich. le royaume du crépuscule

Je vous recommande très fortement ce livre, Bertrand




Journée portes ouvertes à radio Zinzine

22042018
Dimanche 29 avril 2018
Radio Zinzine ouvre ses portes à ses zauditeur et zauditrices, et à tous
les zautres gens qui voudraient rencontrer l’équipe de bénévoles qui
causent et musiquent sur les ondes, le dimanche 29 avril 2018, de 11h à
18h, au sommet de la colline Zinzine (route depuis Forcalquier ou
Limans).
Au programme de cette belle journée dans un cadre enchanteur:
 - Pique-nique tiré du sac & partagé, avec possibilité de faire des grillades.
 - Bourse aux brochures ou infokiosque ouvert; amenez vos tracts,
brochures, affiches ou livres.
 - Bourse aux semences; amenez vos petites graines pour des échanges.
 - Discussion autour des mouvements sociaux et autres sujets qu’il vous
plaira.
 - Temps d’antenne ouvert; pour causer vous-même dans le poste ou passer
vos morceaux de musique favoris.
 Venez nombreux et nombreuses!
 La fine équipe Zinzine.
discussion dans la prairie

discussion dans la prairie

A bientôt pour boire des coups et se raconter des histoires. Bertrand



100 000

7032018

Aujourd’hui c’était la cent millième visite sur ce blog ! A la votre, Bertrand Monte Argentario 103




Communiqué des habitants-tes de la Zad

24122017
Alors que l’hypothèse d’un abandon officiel du projet d’aéroport se
dessine enfin, on assiste en parallèle à une campagne politique et
médiatique de diabolisation des « zadistes ». A partir de quelques photos
et informations diffusées par des services de gendarmerie, nous voyons,
depuis quinze jours, enfler des fables reprises sans aucune gêne
d’articles en plateau télé par une cohorte d’ »analystes », élu.e.s et
journalistes. Ceci sans que les un.e.s ou les autres semblent souvent se
préoccuper de vérifier quoi que ce soit avant publication.

Dans une atmosphère digne d’une mauvaise Cendrillon, un puits se
transforme alors en tunnel viet-cong, des bâtons plantés dans un talus
en une herse sanguinaire, des zadistes kamikazes attendent du haut des
arbres pour mourir en se jetant sur la police et les sentiers empruntés
quotidiennement par tout un chacun sur la zad sont piégés de toute part.

Au final, la zad serait habitée par une bande de 150 fous furieux tapis
depuis des années dans le bocage le couteau entre les dents, occupés à
essayer tant bien que mal de souder dans la boue des lames de rasoir sur
des boules de pétanque. Il arrive heureusement parfois que des
journalistes fassent aussi leur travail et que certains des mensonges
les plus grossiers soient démasqués : le couple mascotte de riverains
indignés contre la zad au printemps 2016 étaient de faux voisins ; le
JDD a dû s’excuser mardi pour ses fausses « photos secrètes des armes de
la zad »…

Ce n’est pas la première fois que nous avons à faire face à ce type de
campagnes médiatiques, qui nous informent avant tout sur les fantasmes
de leurs auteurs. Leurs boniments hargneux peuvent bien nous faire rire
parfois lors des veillées hivernales. Mais nous n’oublions pas,
qu’au-delà de vendre du papier, ils appuient des objectifs précis et
pourraient avoir des conséquences funestes.

Pour préparer l’opinion à une éventuelle évacuation de la zad, il faut,
de nouveau, créer l’image la plus étrangère et la plus anxiogène
possible des personnes que l’on s’apprête à réprimer. Il s’agit
d’opérer, dans les représentations, le glissement de la catégorie de
« militant.e.s » vers celle de « terroristes ». Ce que le tableau des
« djihadistes verts » vient alors légitimer, c’est que l’on emploie
éventuellement demain des moyens de répression extrêmement brutaux et
possiblement inédits contre nous.
images
On retrouve dans tous ces récits la traduction d’une volonté classique
de diviser un mouvement, en tentant de stigmatiser et d’isoler de leurs
alliés les franges qui apparaissent comme les plus gênantes. Il faut
dire qu’il y a visiblement dans ce pays une foule de décideurs pour qui
la zad et le mouvement anti-aéroport représentent dans leur ensemble un
insupportable affront. Pour ceux qui sentent bien que, pour une fois, le
vent pourrait tourner en leur défaveur, le mot d’ordre semble clair:
« Aéroport ou pas, vengez nous au moins des zadistes ! ». Et ce quand bien
même le sens de la décision annoncée par le gouvernement finirait par
donner raison à celles et ceux qui auront défendu ce morceau de bocage.

Mais si la question de l’évacuation de la zad est restée depuis 2012
ingérable pour l’Etat, cela n’a jamais tenu en soi à la question de 150
soi-disant « ultra-violents », finalement aisément éjectables en d’autres
circonstances. Ce que celles et ceux qui crient au loup cherchent à
gommer c’est que le gouvernement fait face depuis des années à un
mouvement populaire impliquant des voisin.e.s et des paysan.ne.s, des
associations et des groupes informels, des syndicats ou des comités de
soutien dans toutes la France. Et ce mouvement, dans toute son
hétérogénéité, a l’insolence de s’être donné les moyens de faire front
commun. Si le ministère de l’Intérieur, à l’automne dernier, prévoyait
en cas d’expulsion de mobiliser jusqu’au deux tiers des effectifs
policiers disponibles dans ce pays, ce n’est pas parce qu’il devrait
régler le problème d’une quelconque avant-garde combattante isolée, mais
bien parce qu’il ferait face à des dizaines de milliers de personnes
prêtes à résister sur le terrain. Ces dizaines de milliers de personnes
ce sont, entre autres, celles qui sont venues planter leurs bâtons le 8
octobre 2016 sur le sol de la zad et qui demain, si le gouvernement
s’entêtait, seraient partout sur les routes et dans les champs pour
arrêter la police et les tractopelles. Ce sont aussi toutes ces
personnes qui aux quatre coins du pays iraient occuper leur mairie, leur
préfecture ou les places de leur ville en signe de protestation.

Cette détermination n’a rien de nouveau. Déjà à l’automne 2012, 2000
policiers avaient été mis en échec par des semaines d’opposition
physique extrêmement hétérogène – des personnes derrière des barricades
ou dans des cabanes dans les arbres, d’autres allongées sur les routes
ou entrelacées sur les toits des maisons, des tracteurs enchaînés et des
chantiers constants de reconstruction. Ce que cette résistance
improbable avait alors suscité c’était un élan de soutien massif dans
toute la région. Ce qui a changé depuis 2012, c’est que la zad est
devenue plus emblématique encore et que les solidarités multiples
qu’elle suscite se sont densifiées.

Dans le fond, ce que la focalisation pour les « pièges cachés » et les
« boules de pétanque » cherche à mettre sous le tapis c’est qu’il ne
s’agit pas simplement pour les habitants et usagers de la zad, anciens
et nouveaux, d’empêcher la destruction d’un territoire mais aussi de
réinventer d’autres mondes possibles. A ce niveau, il convient de
préciser qu’il n’y pas sur la zad des « ultra-violents » d’un côté et des
« néo-ruraux » de l’autre, mais une diversité de personnes déterminées à
vivre et lutter ensemble. Nous ne séjournons pas dans des casernes mais
construisons pas à pas depuis des années des formes de vie, d’habitat et
d’activités fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et
des biens communs.

Pour tous ceux qui, derrière leurs beaux discours, comptent bien
continuer à tirer profit de la destruction des ressources naturelles,
des inégalités croissantes et de la domestication des populations, il
est visiblement inacceptable que quiconque essaie de s’organiser – de
manière un tant soit peu visible et conséquente – à contre courant de
leurs valeurs mortifères. Et pourtant, on peut parier, face à un monde
qui va droit dans le mur, que ce qui se tente concrètement sur la zad de
Notre-Dame-Des-Landes – et dans d’autres espaces – pour reprendre sa vie
en main, continuera à être jugé essentiel et soutenu par un nombre de
plus en plus important de personnes.

Des habitant.e.s de la zad.

_______________________________________________



Le business est dans le pré

18112017

CONFÉRENCE DÉBAT
vendredi 24 novembre 2017 à 18h30 salle polyvalente de Mane
avec Aurélie TROUVÉ, Porte-parole d‘ATTAC-France

Auteure du livre  »Le Business est dans le pré »
Ingénieur agronome Maître de conférence en Économie, spécialiste des questions agricoles et alimentaires
et Yannick BECKER, Porte-parole de la Confédération Paysanne du 04

« Le business est dans le pré » ou le néo-libéralisme dans la politique agricole Conférence organisée par Attac 04 en partenariat avec la Confédération Paysanne du 04 et l’Assemblée Citoyenne du bassin manosquin. L’agriculture est aussi une affaire de citoyens !

Radio Bistrot à Forcalquier, mardi 28 novembre de 17h00 à 20h00, au bar La Parenthèse à Forcalquier. Débat avec les associations locales sur la baisse des subventions et la fin des emplois aidés, à écouter sur place, ou bien sur radio Zinzine.




33 révolutions

7012017

de Canek Sanchez Guevara aux éditions Métailié

33 révolutions comme les 33 tours d’un disque vinyle. Mais les disques sont rayés, les disques, les cubains d’aujourd’hui, rayés. Un trés beau livre, un livre dur sur la vie à la Havane. L’ennui, et l’ennui, la solitude, zéro perspective, peu d’espoir. Rhum, salsa, tabac et parfois un détour chez la russe du neuvième étage. La révolution semble s’être arrétée il y a longtemps. P1080491

Canek Sanchez Guevara est le petit-fils de Ernesto Guevara, le Che, son roman est suivi de deux petits textes autobiographiques et d’un entretien réalisé par le Monde libertaire. Cela permet de mieux  situer l’auteur de ce livre. Car si Canek Sanchez Guevara est anti-castriste, il est avant tout anarchiste ce qui le distingue de bon nombre d’opposants cubains. Dommage qu’il soit mort si jeune, en 2015 à 41 ans des suites d’une opération au coeur. Il avait une trés belle écriture et de trés belles idées sur Cuba et le monde. La révolution est morte il y a longtemps à Cuba, mais l’esprit de la révolte, lui, ne peut pas disparaître. C’est à lire, à la votre, Bertrand




Les murs ont la parole (2)

3072016

casseursceuilleurs-5567e

 

Super belle fête à la Zinzine le 2 juillet, um millier de personnes autour de l’amphithéâtre de Grange neuve, et beaucoup encore au lever du jour. Prochain rendez-vous festif le 6 août au même endroit pour une soirée cirque et musique.

Utopie, résistance, à la votre, Bertrand




Violences policières

17052016

violences-dans-les-manifs-mais-que-fait-la-police,M331422Pourquoi la haine de la police ? Ces images se passent de commentaires, en civil ou en uniforme, les flics cognent ! Stop, halte au massacre…

Résistance, utopie, à la votre, Bertrand




Histoires croisées de la zad de Notre-Dame-des-Landes et de la lutte No TAV dans le Val Susa,

6052016

 Contrées. Histoires croisées de la zad de Notre-Dame-des-Landes et de
la lutte No TAV dans le Val Susa, au éditions de l’Eclat

Après Constellations il y a deux ans, le collectif Mauvaise Troupe
publie un nouveau livre qui met en regard deux luttes en cours contre
des « grands projets et leur monde » en donnant la parole à leurs
protagonistes. Cet ouvrage est né de l’intuition que les expériences
doivent circuler simultanément aux slogans et à l’enthousiasme, pour
donner chair aux volontés de résistance.Dans le mouvement social tel que nous le vivons aujourd’hui, nous
sommes nombreux à chercher les manières par lesquelles la lutte
pourrait échapper à son extinction programmée, les éléments qui
permettraient de la pousser un peu plus en avant. Il y a la mémoire
des précédentes mobilisations, de 68 à 2010, les réminiscences de
l’antimondialisation et des Indignés, etc. Viennent désormais s’y
ajouter la geste de la zad et celle du No TAV, les histoires de ces
luttes que l’on dit parfois un peu rapidement « territoriales » et qui
ont marqué l’agir politique de leurs pays respectifs.

Contrées se propose de déployer et d’entrelacer ces deux épopées, qui
depuis des décennies font du bocage de Notre-Dame-des-Landes et de la
vallée italienne de Susa des espaces où les velléités d’aménagement
des gouvernements peinent à prendre pied et sont même parfois battues
en brèche. On y bataille contre des infrastructures imposées, aéroport
pour l’un, train à grande vitesse (TAV) Lyon-Turin pour l’autre..
L’idée de commune, qui certains soirs jaillit place de la République,
sourd depuis trois ans des 2000 hectares libérés de la zad. Et ce
murmure n’est peut-être pas étranger à l’énergie toute particulière
des manifestations nantaises qui prennent depuis le début de la
contestation contre la loi travail des airs insurgés. Des soulèvements
populaires, la vallée de Susa en a connus plus qu’à son tour, quand
pour empêcher le début des travaux la totalité des habitants de la
vallée envahissait les villages et l’autoroute, sabotait les machines
et chassait les forces de l’ordre. Les victoires qui ont été arrachées
ici et là-bas ont redessiné l’avenir de ces contrées, et réveillé
d’immenses espoirs, bien au-delà de leurs frontières. On y a appris à
mêler si intimement la vie et le combat qu’il est désormais impossible
d’envisager l’une sans l’autre, ou de savoir ce qui tient de l’un, ce
qui tient de l’autre. C’est cet enchevêtrement qui se donne à voir au
fil des pages, esquissant les pistes de ce que signifierait un
mouvement dont personne ne sonne le glas.




Ben à Bâle

19122015

Très grande et très belle exposition de Ben à Bâle, au musée Tinguely jusqu’au 22 janvier 2016… suisse nov-dec 15 038

Utopie, poésie, résistance, à la votre, Bertrand 

Ben à Bâle
Album : Ben à Bâle
l'exposition de Ben au musée Tinguely à Bâle
123 images
Voir l'album
 







Kyziah au Sénégal |
" COUREUR DES BOIS " Le bl... |
TSTL : Technicien Supérieur... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Réserve opérationnelle d...
| Think Tank Populaire
| les Couêts Bouguenais