Il y a 100 ans, l’assassinat de Rosa Luxemburg

13012019

C’est au cours de la répression de la révolution spartakiste, débutée à l’automne 1918, que sont assassinés le 15 janvier 1919 à Berlin, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht les fondateurs du mouvement spartakiste puis du parti communiste allemand. Leurs corps sont jetés dans le Landwehrkanal. Les auteurs de ce double meurtre font partie des corps-francs, des groupes paramilitaires aux ordres du ministre social-démocrate de l’intérieur Noske. Les Sociaux-démocrates au pouvoir depuis la chute de l’empire en novembre 1918, ont organisé et mené la répression contre les spartakistes qui leur ont pourtant ouvert les portes du pouvoir.Rosa Luxemburg En 1914 Rosa Luxemburg avait été viré du parti social-démocrate parce qu’elle s’opposait à la guerre, contrairement à la grande majorité des socialistes et sociaux-démocrates européens. Elle passe la guerre en prison et n’est libérée qu’en novembre 1918, elle se jette alors dans la révolution et prône la création d’une République des conseils, les dirigeants sociaux-démocrates ne lui en laisse pas le temps. Son compagnon, Léo Jogiches, qui parvient à fuir dans un premier temps, sera finalement assassiné en prison le 10 mars de la même année. Le dernier article de Rosa Luxemburg, paru la veille de sa mort dans le journal spartakiste Die Rote Fahne, s’intitulait « L’ordre règne à Berlin », Il allait régner pour très longtemps… 

Spartakisme, résistance, utopie, Bertrand




La peur de l’insurrection

4012019

Dans La Provence du vendredi 4 janvier 2019, Franz-Olivier Giesbert présente les Gilets jaunes en trois catégories. La première Les infiltrés, ceux qui cherchent à noyauter le mouvement depuis le Rassemblement national ou depuis La France Insoumise, ils n’ont aucune chance prétend FOG. La deuxième, sa préférée, les ambitieux, ce courant est majoritaire décide t’il. Responsable et légitimiste, il est protestataire mais pas factieux ni émeutier. (…), ce deuxième courant est tenté par la politique… Et d’ajouter que si le pouvoir veut désamorcer cette crise, c’est avec eux qu’il faut négocier. Une des représentantes de ce courant, nommée par Giesbert, Jacline Mouraud se vante ailleurs d’avoir voter Sarkozy, c’est dire si elle est dangereuse et combien elle entend changer quelque chose dans ce pays. Enfin, il y a les méchants, celles et ceux qui foutent la trouille à Giesbert, il les méprise et les insulte tout en leur donnant le joli nom de Sans-culottes. Ils rappellent à bien des égards les insurrectionnels de 1789 et se sont mélangés sans difficultés aux casseurs… Ils incarnent une haine qui n’est pas de mise dans un pays qui n’a certes pas à rougir quand on le compare aux autres en matière de santé, de droit social. (…), il y a dans ce courant quelque chose d’infantile ou de sénile, c’est selon, qui ne mène nulle part. Parce que les politiques menées depuis plus de trente ans, par les uns puis les autres, nous mènent, elles, surement quelque part, au désastre social et écologique. Qui est sénile, qui est infantile ? Sa logorrhée primitive rappelle parfois celle de l’un des personnages les plus sinistres de la Révolution française, le célèbre Père Duchesne… Dans sa feuille, il appelait sans cesse à la purge et au meurtre… Je dois dire que Jacques-René Hébert ne fais pas partie de mes préférés, j’ai plus de tendresse pour Jacques Roux et les Enragés, ou bien Gracchus Babeuf et les Egaux. Mais c’est incroyable tout de même, de voir combien ces Sans-culottes, Hébertistes, Enragés et autres continuent de provoquer de la peur et des sueurs froides chez les bons bourges d’aujourd’hui. Sans eux, les Sans-culottes, sans insurrection, sans colère, sans violence, il n’y aurait pas eu de révolution, et les gentils modérés n’auraient pas pu ramasser la mise. Peut-être une nouvelle fois cela va se passer de la même manière, d’ailleurs tout le monde note que sans violence Macron et sa bande n’auraient jamais lâché du lest et entamé un grand débat national. Par contre, quelques fois dans l’histoire, des gentils, des modérés sont passés à la casserole, dégâts collatéraux comme on dit, c’est sans doute cela qui fait grincer ce bon vieux réac de Giesbert… « Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible, rendront une révolution violente inévitable ! » (à Paris lors d’une manif du printemps 2018).casseursceuilleurs-5567e

Utopie, résistance et Révolution, à la votre, Bertrand Burollet




Power de Michaël Mention

15122018

Aux éditions Stéphane Marsan

Power est le dixième roman de Michaël Mention, c’est une grande réussite. Il nous raconte pas moins que l’histoire des Black Panthers aux États-Unis à partir de 1965. C’est un roman, mais historiquement très juste. 1965, les Etats-Unis sont embourbés dans la guerre du Vietnam. Les soldats noirs y meurent plus que les autres, et pourtant, les Vietnamiens ne sont pas leurs ennemis. Leurs ennemis sont blancs et vivent dans le même pays qu’eux. Les flics blancs tuent chaque jour plus de noirs, et les noirs sont déjà les plus nombreux en prison. Après l’assassinat de Malcom X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence jusqu’à l’apparition du Black Panthers Party. L’organisation défie l’Amérique raciste, elle s’arme et organise ses militants. Très vite les flics nauséabonds du fascisant Hoover reprennent la main.power Le gouvernement déclare la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable, drogue, infiltrations, procès truqués, assassinats, une violence extrême jusqu’au bout… L’Amérique blanche a eu peur, elle se venge, elle tue, elle enferme, elle humilie. Extrait de l’introduction du livre : « Ca a foiré à cause de nous. Pas à cause du FBI, de la came, des gangs. Ils nous ont pourri la vie mais, le vrai problème, c’était nous. Trop pressés. Des siècles qu’on avait rien, alors on voulait tout et on a foncé. On était sur tous les fronts, tellement impliqués qu’on a rien vu venir. L’envie, c’est ce qui nous a tués. »

Un livre à lire, vraiment ! Bertrand




I’am not your negro

8112018

Un film puissant du cinéaste haïtien Raoul Peck consacré à James Baldwin. Les dernières années de sa vie l’écrivain américain James Baldwin avait commencé à penser un livre sur ses trois amis assassinés, Medgar Evers, Malcom X et Martin Luther King. Raoul Peck a repris les notes de Baldwin, plus ses livres, ses interviews, ses passages à la télé, les conférences qu’il a donné au cours de sa vie. Cela a donné un documentaire salué dans le monde entier, un film à voir absolument. Aujourd’hui, I’am not your negro, est devenu un livre tout autant extraordinaire qui révèle l’œuvre de James Baldwin, sa vision tragique, profonde et pleine d’humanité de l’histoire des Noirs aux États-Unis et de l’aveuglement de l’occident.

Un extrait de l’œuvre de James Baldwin, il s’agit d’un passage d’une intervention de l’auteur à l’université de Cambridge en 1965 : « Sans même parler de tous les faits physiques que nous pourrions citer, sans parler des viols et des meurtres, sans parler du catalogue sanglant de l’oppression qui nous est déjà d’une certaine façon trop familier, ce que cela fait à l’opprimé, c’est détruire son sens de la réalité. Et voilà ce que cela veut dire, dans le cas du Noir américain né dans cette république étincelante… Dès le moment de votre naissance, dans votre innocence, chaque bout de bois, chaque pierre, chaque visage est blanc, et comme vous n’avez pas encore utilisé de miroir, vous supposez que vous aussi vous êtes blanc. C’est un très grand choc pour vous, à l’âge de cinq, six ou sept ans, après avoir vu Gary Cooper tuer des Indiens, et l’avoir applaudi, de découvrir que les Indiens, c’est vous. C’est un très grand choc pour vous de découvrir que le pays où vous êtes né, auquel vous devez la vie et votre identité, n’a pas créé, dans tout son système de fonctionnement réel, la moindre place pour vous. »

Je vous conseille la lecture de ce livre, I’am not your Negro, de James Baldwin et Raoul Peck aux éditions 10/18. N’hésitez pas ensuite à vous plonger dans l’œuvre de James Baldwin. Résistance, utopie, Bertrand i'am not...

 

 




Blés de pays et autres céréales à paille

29102018

Par Ruth Stegassy et Jean-Pierre Bolognini, aux éditions Ulmer

Histoires, portraits et conseils de culture à l’usage des jardiniers et petits cultivateurs blés de pays

fichier pdf Couverture livre 24_7         fichier pdf Sommaire 24_7

Un très beau livre que je vous conseille grandement. Utopie et résistance, Bertrand




Le capitalisme expliqué à ma petite fille

9102018

Jean ZieglerJean Ziegler

Le capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu’elle en verra la fin) Editions du Seuil 

En espérant qu’elle en verra la fin, tout est dit dans cette petite phrase, Jean Ziegler nous propose d’en finir avec le capitalisme. Il nous explique même dans ce livre que c’est une nécessité pour la survie de l’humanité et de la planète. Le capitalisme détruit tout ce qu’il touche, et il touche à tout. « Il est hautement toxique, mortellement dangereux pour la nature et pour les êtres humains. Et il a tout intérêt à voir des populations divisées, des occidentaux lobotomisés et des peuples du Sud à genoux. » Ce livre est rafraichissant, Jean Ziegler, avec l’âge, reste un militant acharné et cela malgré de hautes fonctions, à l’ONU notamment. Ce livre est clair et étayé, ce n’est pas une analyse scientifique du capitalisme, mais un avertissement, une explication des rouages de ce système maintenant mondialisé. On ne pourra pas sauver notre planète en conservant le système capitaliste puisque c’est lui qui la détruit  « Les 85 milliardaires les plus riches du monde ont possédé en 2017 autant de valeurs patrimoniales que les 3,5 milliards les plus pauvres de l’humanité. La secrétaire générale d’Amnesty international résume ainsi ce scandale : 85 milliardaires qu’on pourrait mettre tous ensemble dans un seul autobus accaparent autant de biens que la moitié la plus pauvre de l’humanité. »

Un livre à lire à tous les âges et je vous le recommande grandement. Bertrand




Au Mas de Granier, Longo maï

5102018

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Terres communes, sur la Zad, 29-30 septembre 2018

21092018

Défendons le bocage et ses mondes !

Dans un monde qui s’emmure, l’existence de la zad a ouvert des imaginaires aussi éclatants que tangibles. Depuis l’opération César en 2012, elle a servi de point de référence et d’espoir à une foule de personnes qui jugeaient indispensable de construire ici et maintenant d’autres possibles. Après l’abandon de l’aéroport face à un mouvement aussi offensif que massif, le gouvernement a tout mis en œuvre pour se venger et mettre un point final à des années d’expérimentations collectives insolentes. Une série d’attaques militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la zad et fragilisé son assise, et ce malgré les formes de résistance qui se sont trouvées sur ces différents terrains. La signature, en juin, d’un lot de conventions sur les terres occupées a néanmoins marqué une forme de cessez-le-feu et le maintien d’un ensemble de lieux de vie et de projets.

Pourtant, le statu quo actuel est précaire : la zad est toujours en lutte pour son avenir. Début octobre, un nouveau comité de pilotage va décider de la suite à donner aux conventions d’occupation. Il va formuler des orientations pour les années qui suivent face à ce qui s’est construit de singulier ici : le rapport aux communs, au soin du bocage, aux habitats, aux formes de production agricole et d’activités non-agricoles. C’est à ce moment que va être statuée la consolidation de l’emprise foncière des différents projets nés du mouvement ou sa remise en question. Ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours de la présence d’un mouvement vibrant et actif à l’extérieur. C’est ce mouvement qui fera la réalité de ce qui continuera à se vivre sur le terrain face aux cadres institutionnels. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années sur la base d’un enjeu aussi clair que binaire : il y aurait ou pas un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la zad serait expulsée et le bocage détruit ou pas. Dorénavant, la menace persiste mais n’avance plus sous la forme d’un bloc de béton uniforme prêt à s’écraser brutalement sur nous. Le sens de la lutte se recompose et pourrait paraître offrir moins de prises directes._ _Cependant, tout autant que par le passé, le sort de ce précieux pan de bocage requiert la convergence de forces multiples. Aujourd’hui comme hier, ce qui va rester, se renforcer ou disparaître touche à des questions qui nous dépassent et qui infusent dans d’autres combats ailleurs dans le monde.

Plus d’infos sur zad.nadir.org 

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Utopie, résistance, rendez-vous sur la Zad !




Marre de mai 68 !

12062018

IMG-20180503-WA0000Révolution, utopie, résistance, à la votre, Bertrand




Vive la Zad libre !

25052018

nddl mars 2018 (15)Même De Gaule le dit…

La Zad vivra, utopie, résistance, à la votre, Bertrand







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