Les femmes de la Principal

1082017

de Lluis Llach aux éditions Actes Sud

J’ai beaucoup aimé Lluis Llach chanteur, militant catalan et antifranquiste, nous passons toujours ses chansons sur les ondes de Radio Zinzine. J’apprécie aussi le Lluis Llach vigneron dans l’appellation Priorat en Catalogne. Je découvre l’écrivain et c’est bien, très bien même. Les femmes de la Principal est un polar, avec un meurtre et un enquêteur, inspecteur de police, mais pas uniquement un polar. C’est aussi l’histoire de trois femmes, trois générations qui se succèdent à la tête de la Principal, un somptueux domaine planté de vignes. Le livre passe d’une époque à l’autre, 1893 l’arrivée du phylloxéra qui s’abat sur les vignes pour le malheur de la première de ces femmes, Maria, qui a vingt ans et quatre frères qui partent étudier à Barcelone. Elle reste pour gérer ce domaine ruiné. On passe d’une époque à l’autre, d’une Maria à l’autre, le domaine renait toujours dirigé par une femme. Le meurtre a lieu en 1938 pendant l’éphémère République et la guerre civile, l’enquête démarre en 1940, le régime de Franco n’a qu’un an, l’histoire se poursuit jusqu’en 2001, jusqu’au dénouement. Un livre passionnant, émouvant, à lire. Lluis Llach

Je vous conseille grandement ce livre, Bertrand




Grange neuve la salle collective de Longo maï Limans

15072017
la nouvelle mezzanine de la salle collective de Longo maï

la nouvelle mezzanine de la salle collective de Longo maï

Grange neuve, la salle collective de Longo maï à Limans est en chantier de rénovation. Après la démolition, la reconstruction, en commençant par la nouvelle mezzanine conçue par les charpentiers maison en bois de chêne. Puis viendront les nouvelles huisseries, le sol et puis la charpente et la couverture. En septembre la salle sera prête et retrouvera sa fonction de lieu de réunion et de rencontre. Elle est aussi la salle à manger collective de la plus ancienne et plus grande ferme autogérée de Longo maï.

A bientôt dans la nouvelle salle de Grange neuve, utopie, construction, etc, Bertrand




PARTAGE ZAPATISTE,

1072017

ŒUVRES DES COMMUNAUTÉS ZAPATISTES DU CHIAPAS

 LES 7, 8 et 9 JUILLET PROCHAIN à REILLANNE(04), CHAPELLE DES PÉNITENTS

Ces œuvres de grandes dimensions, peintes ou brodées, ont été
réalisées collectivement par les villages zapatistes,
à l’occasion du Festival « CompArte por la Humanidad », organisé en
juillet2016.
Elles célèbrent à leur manière « UN ART QUI NE SE VOIT PAS ET NE
S’ENTEND PAS », QUI EST AUSSI CELUI DE LA RÉSISTANCE ET DE LA
RÉBELLION.

Les zapatistes ont souhaité que ces œuvres circulent dans le cadre
d’une campagne mondiale « Face aux murs d’en haut, les brèches et la
résistance d’en bas », par laquelle ils appellent à soutenir partout
les migrants.

Organisé par radio Zinzine et le collectif migrants 04

zapatistes




Révoltée

6062017

Un récit de Evguénia Iaroslavskaïa-Markon aux éditions du Seuil

C’est un récit bouleversant que celui d’Evguénia Iaroslavskaïa-Markon. Le récit de sa courte vie, 29 ans, qu’elle rédige en prison quelques mois avant d’être fusillée au goulag des iles Solovki. Elle était l’épouse du poète Alexandre Iaroslavski, fusillé lui aussi quelques semaines avant. Ils sont tous les deux anarchistes, chauds partisans de la révolution de 17, mais déchantent vite surtout après le massacre des anarchistes de Krondtstadt par l’armée rouge. Ils voyagent en Allemagne et en France où ils rencontreront Nestor Makhno. Puis ils rentrent. Il est arrêté le premier, elle fait alors l’expèrience de la rue, des voleurs, de la pègre, des prostituées, les véritables révoltés dit-elle. Elle vit avec eux, elle sera aussi diseuse de bonne aventure avant d’être elle aussi broyée par la machine policière et répressive des Bolcheviks. Un livre poignant, à lire et à méditer à l’occasion du centenaire de la révolution d’octobre… hypollite 177

Utopie, anarchie, résistance, Bertrand




14 juillet

7042017

D’Eric Vuillard aux éditions Actes Sud. « Moi le 14 juillet je reste dans mon lit douillet… » chantait à juste titre Georges Brassens. Le 14 juillet est un jour à éviter, un jour où l’on se cache en attendant qu’il passe. Le jour de la fête nationale, le jour ou des bataillons de tueurs défilent devant un président arrogant, fier de se prendre pour un monarque quelle que soit sa couleur politique. Eric Vuillard nous présente dans son livre un tout autre 14 juillet, le véritable 14 juillet celui de 1789, celui de la prise de la Bastille; les semaines le précédant pour expliquer l’événement. C’est l’histoire de la foule, une foule tumultueuse, d’abord indécise, hésitante, puis sure de sa force et de son bon droit, une foule en mouvement. Une foule d’anonymes mais présents un par un, chacun, chacune jouant son rôle. Une émeute, une révolte, une énorme colère contre la misère, contre la faim, contre le mépris des puissants, aristocrates ou bourgeois, contre leurs privilèges. Le premier jour d’une révolution. 

14 juilletCe beau livre nous raconte en plus de la révolte, de la foule qui renverse tout sur son passage, même une forteresse, il nous raconte l’arrogance de l’aristocratie et de la grande bourgeoisie, la folie dépensière de la monarchie, les mille cinq cents personnes chargées de la bouche du roi, la fortune que claquait la reine pour ses bijoux alors que le pays était ruiné. En lisant ces lignes on ne peut s’empêcher de penser aux salaires de Pénélope et au prix démentiel des costards de François Fillon… 14 juillet d’Eric Vuillard, c’est à lire !

Utopie, révolution, à la votre, Bertrand

 




Drapeau noir, étoile rouge

1042017

etoile rougeIl n’y en a plus beaucoup des drapeaux noirs ou rouge, le bleu-blanc-rouge envahit tout l’espace, de Mélanchon à l’extrême droite en passant par le PS et les différentes droites, cet emblème ridicule occupe tout l’espace visible, il y a même des tordus qui le hissent chez eux, à leur fenêtre, dans leur jardin, un signe de reconnaissance, d’appartenance à une idée nauséabonde. Au moins on sait où est « l’ennemi », maigre consolation. Car ce drapeau est accompagné d’une chanson aussi bête que méchante, l’hymne. Tout ce que trimballe ces deux choses, peut-on parler d’idées, plutôt des injures à l’intelligence, c’est le nationalisme, la patrie, la souveraineté, le peuple, l’identité, des concepts horribles qui a travers le temps, l’histoire, et l’espace, la géographie, n’ont provoqué que crimes et désolations, des millions et des millions de morts, de la haine, de l’exclusion, de la xénophobie et de l’intolérance. Comment peut-on encore se référer à ces concepts lugubres cent ans après les sinistres champs de bataille de la première guerre mondiale ? Comment peut-on prétendre que ces concepts seraient la solution aux maux de l’humanité, ou d’une fraction de l’humanité contre les autres, alors que ces idées n’ont apporté que la mort, la destruction massive, la négation même des valeurs humaines. drapeau noirComment peut-on au 21ième siècle parler de nation, de souveraineté, d’Etat, de patriotisme, d’identité sans être un salaud, un facho, un macho, un apprenti sorcier de la pire espèce, une bande de cons qui n’ont plus grand chose à partager que la haine de « l’autre » et sont prêts à rallumer le grand incendie !

Tes drapeaux sont noirs dans le vent, ils sont noirs de notre peine, ils sont rouges de notre sang… chantait la Makhovtchina il y a aussi à peu prés un siècle. Mais peut-être peut-on se passer de drapeau tout simplement ?

Utopie, résistance, à la votre, Bertrand

 

 




Oui, il faut détruire le Sacré-Coeur

10032017

Dans le cadre de la constitution de son budget participatif annuel, la mairie de Paris a reçu une intéressante proposition, la destruction pure et simple du Sacré-Coeur. Cette suggestion est signée de Nathalie Lemel, une militante de l’Association internationale des travailleurs et féministe qui a participé sur les barricades à la Commune de Paris en 1871. Le Sacré-Coeur y est décrit comme une « verrue versaillaise » et « une insulte à la mémoire de la Commune de Paris », ce qui est parfaitement juste. C’est à l’emplacement exact, sur la colline de Montmartre, où a débuté la Commune de Paris le 18 mars 1871, que les versaillais ont choisi de construire cette chose immonde qu’est le Sacré-Coeur. Non contents d’avoir massacré entre dix et vingt mille communards pendant la Semaine sanglante en mai 1871, les généraux versaillais dirigés par Adolphe Thiers (pourquoi ce tueur de masse a-t’il encore des rues à son nom ?) voulaient se venger, humilier la Commune et restaurer leur ordre moral. La première assemblée de la Troisième République a donc décidé par le biais d’une loi d’utilité publique, rien que ça, la construction de cet édifice religieux autant moche que puant. Pour rappel, la dernière assemblée de la même Troisième République, décidera comme ultime acte en 1940, de donner les pleins pouvoirs à Pétain, autre massacreur de masse et héritier direct des versaillais. Oui, oui, on pourrait sans aucun regret détruire le Sacré-Coeur. 

La colonne Vendôme abattue par les Communards à l'initiative de Gustave Courbet

La colonne Vendôme abattue par les Communards

Les communards dont Gustave Courbet qui a dirigé l’opération n’aimaient pas la colonne Vendôme et surtout la statue de Napoléon perchée dessus, c’est bien la preuve qu’on peut détruire un monument…

Utopie, destruction, à la votre, Bertrand

 

 

 




Guerre d’Espagne

22022017

Avec la mort en tenue de bataille, de José Alvrez aux éditions Albin Michel

Une histoire d’amour, de trahison et de sang. C’est un trés beau roman sur une trés sale pèriode, la guerre civile espagnole, le putsch et la prise du pouvoir par Franco, tyran pervers et sanguinaire. Rien n’est tu dans ce livre, les crimes abominables des fascistes nationalistes et de leurs alliés nazis, mais aussi ceux, non moins terribles, des communistes et de leurs alliés soviétiques, mais aussi ceux commis par certains dans les rangs des anarchistes ou des brigades internationnales. L’héroine de ce roman, une grande bourgeoise mère de cinq enfants, n’avait rein pour devenir une militante puis une combattante républicaine. Au sein de sa classe, l’hypocrisie, la petitesse, la méchanceté, la haine des autres vont lui ouvrir les yeux. Catholique, elle découvre la fourberie et la bestialité d’une église catholique liée pour le pire à la dictature. La tragédie espagnole sera la sienne. Une tragédie qui a marqué l’Espagne et dont la plaie n’est aujourd’hui pas complètement cicatrisée… 

P1080743

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un trés beau roman, à la votre, Bertrand




33 révolutions

7012017

de Canek Sanchez Guevara aux éditions Métailié

33 révolutions comme les 33 tours d’un disque vinyle. Mais les disques sont rayés, les disques, les cubains d’aujourd’hui, rayés. Un trés beau livre, un livre dur sur la vie à la Havane. L’ennui, et l’ennui, la solitude, zéro perspective, peu d’espoir. Rhum, salsa, tabac et parfois un détour chez la russe du neuvième étage. La révolution semble s’être arrétée il y a longtemps. P1080491

Canek Sanchez Guevara est le petit-fils de Ernesto Guevara, le Che, son roman est suivi de deux petits textes autobiographiques et d’un entretien réalisé par le Monde libertaire. Cela permet de mieux  situer l’auteur de ce livre. Car si Canek Sanchez Guevara est anti-castriste, il est avant tout anarchiste ce qui le distingue de bon nombre d’opposants cubains. Dommage qu’il soit mort si jeune, en 2015 à 41 ans des suites d’une opération au coeur. Il avait une trés belle écriture et de trés belles idées sur Cuba et le monde. La révolution est morte il y a longtemps à Cuba, mais l’esprit de la révolte, lui, ne peut pas disparaître. C’est à lire, à la votre, Bertrand




Voyage chez les Roms, par Jean Duflot

16122016

Roms, voyage chez les autres

Un livre de Jean Duflot paru aux Editions A plus d’un titre

Comme Observatoire libre de toute contrainte officielle, le Forum Civique Européen  exerce ici son droit d’alerter l’opinion sur l’une des dérives aberrantes de la plupart des Etats de l’UE. Entendons le sort qu’elle réserve aux minorités roms présentes dans le sacro-saint Espace Schengen et qui semble réactualiser le « problème tsigane » du très nationaliste vingtième siècle de triste mémoire.

Évidemment, dans le contexte migratoire actuel cette enquête qui s’efforce de comprendre la nouvelle dynamique d’exclusion qui maintient ces populations en marge des sociétés occidentales, notre démarche paraîtra peut-être disproportionnée. Les questions et les objections plus ou moins tendancieuses ou malveillantes ne manqueront pas d’en relativiser le projet. Précisons que notre recherche s’est délibérément limitée à deux des pays de la communauté européenne, la France et l’Italie, où l’on réserve aux « tsiganes » en général et particulièrement aux migrants roms des pays de l’est un accueil pour le moins inconfortable. Son enjeu déborde la problématique créée autour d’eux et l’ensemble des interrogations auxquelles le texte qui suit va tenter d’apporter quelques éléments de réponse montrent qu’elle est une variante exacerbée du drame humain de l’immigration générale. shapeimage_3

Pourquoi ce choix des Roms dont les effectifs, en France et en Italie, s’avèrent très inférieurs numériquement aux populations d’immigrés présentes sur ces territoires ? Pourquoi se préoccuper, à l’instar des Instances européennes ou des gouvernements, de la condition alarmante des quelques dizaines de milliers de Roms d’Europe centrale ou balkanique qui végètent dans ces deux pays ? Le marasme économique qui pénalise des millions de citoyens de la Communauté européenne ne s’en trouve-t-il pas relégué à l’arrière plan? N’avons nous pas nos laissés pour-compte, nos chômeurs, nos mal logés, des millions de citoyens qui survivent de plus en plus difficilement à la lisière du seuil de pauvreté ? à quoi tient ce privilège d’occuper le devant de la scène médiatique, de monopoliser la sollicitude des plus hautes instances européennes et l’appréhension farouche des gouvernements ? Ces parias, que l’on dit habiles à tirer partie de leur misérabilisme ostentatoire, ne seraient-ils pas d’abord victimes de leur propre tradition « culturelle », d’une sorte d’auto-exclusion atavique liée à leur mode de vie errante ? L’entrelacement de questions rationnelles et de préjugés n’est pas toujours facile à démêler. C’est l’un des objectifs de ce premier volet de l’enquête de montrer comment les représentations et les stéréotypes confortent l’inertie ou la malveillance officielle.

ÉDITIONS
À PLUS D’UN TITRE
Nous ne pouvons que vous conseiller de lire cette excellente étude de Jean Duflot sur les Roms hier et aujourd’hui, en Italie et en France. Jean est un ami de très longue date, il vit sur l’une des fermes de Longo maï en France, à la votre, Bertrand






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