Le capitalisme expliqué à ma petite fille

9102018

Jean ZieglerJean Ziegler

Le capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu’elle en verra la fin) Editions du Seuil 

En espérant qu’elle en verra la fin, tout est dit dans cette petite phrase, Jean Ziegler nous propose d’en finir avec le capitalisme. Il nous explique même dans ce livre que c’est une nécessité pour la survie de l’humanité et de la planète. Le capitalisme détruit tout ce qu’il touche, et il touche à tout. « Il est hautement toxique, mortellement dangereux pour la nature et pour les êtres humains. Et il a tout intérêt à voir des populations divisées, des occidentaux lobotomisés et des peuples du Sud à genoux. » Ce livre est rafraichissant, Jean Ziegler, avec l’âge, reste un militant acharné et cela malgré de hautes fonctions, à l’ONU notamment. Ce livre est clair et étayé, ce n’est pas une analyse scientifique du capitalisme, mais un avertissement, une explication des rouages de ce système maintenant mondialisé. On ne pourra pas sauver notre planète en conservant le système capitaliste puisque c’est lui qui la détruit  « Les 85 milliardaires les plus riches du monde ont possédé en 2017 autant de valeurs patrimoniales que les 3,5 milliards les plus pauvres de l’humanité. La secrétaire générale d’Amnesty international résume ainsi ce scandale : 85 milliardaires qu’on pourrait mettre tous ensemble dans un seul autobus accaparent autant de biens que la moitié la plus pauvre de l’humanité. »

Un livre à lire à tous les âges et je vous le recommande grandement. Bertrand




Au Mas de Granier, Longo maï

5102018

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Terres communes, sur la Zad, 29-30 septembre 2018

21092018

Défendons le bocage et ses mondes !

Dans un monde qui s’emmure, l’existence de la zad a ouvert des imaginaires aussi éclatants que tangibles. Depuis l’opération César en 2012, elle a servi de point de référence et d’espoir à une foule de personnes qui jugeaient indispensable de construire ici et maintenant d’autres possibles. Après l’abandon de l’aéroport face à un mouvement aussi offensif que massif, le gouvernement a tout mis en œuvre pour se venger et mettre un point final à des années d’expérimentations collectives insolentes. Une série d’attaques militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la zad et fragilisé son assise, et ce malgré les formes de résistance qui se sont trouvées sur ces différents terrains. La signature, en juin, d’un lot de conventions sur les terres occupées a néanmoins marqué une forme de cessez-le-feu et le maintien d’un ensemble de lieux de vie et de projets.

Pourtant, le statu quo actuel est précaire : la zad est toujours en lutte pour son avenir. Début octobre, un nouveau comité de pilotage va décider de la suite à donner aux conventions d’occupation. Il va formuler des orientations pour les années qui suivent face à ce qui s’est construit de singulier ici : le rapport aux communs, au soin du bocage, aux habitats, aux formes de production agricole et d’activités non-agricoles. C’est à ce moment que va être statuée la consolidation de l’emprise foncière des différents projets nés du mouvement ou sa remise en question. Ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours de la présence d’un mouvement vibrant et actif à l’extérieur. C’est ce mouvement qui fera la réalité de ce qui continuera à se vivre sur le terrain face aux cadres institutionnels. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années sur la base d’un enjeu aussi clair que binaire : il y aurait ou pas un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la zad serait expulsée et le bocage détruit ou pas. Dorénavant, la menace persiste mais n’avance plus sous la forme d’un bloc de béton uniforme prêt à s’écraser brutalement sur nous. Le sens de la lutte se recompose et pourrait paraître offrir moins de prises directes._ _Cependant, tout autant que par le passé, le sort de ce précieux pan de bocage requiert la convergence de forces multiples. Aujourd’hui comme hier, ce qui va rester, se renforcer ou disparaître touche à des questions qui nous dépassent et qui infusent dans d’autres combats ailleurs dans le monde.

Plus d’infos sur zad.nadir.org 

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Utopie, résistance, rendez-vous sur la Zad !




Marre de mai 68 !

12062018

IMG-20180503-WA0000Révolution, utopie, résistance, à la votre, Bertrand




Vive la Zad libre !

25052018

nddl mars 2018 (15)Même De Gaule le dit…

La Zad vivra, utopie, résistance, à la votre, Bertrand




Bureau des exils

22052018

Le 2 juin à 19 heures nous allons accueillir la troupe théâtrale 13r3p avec la pièce « Bureau des exils » (adaptation du livre « De rêves et de papiers » de Rozenn Le Berre, 2017, éditions La Découverte). Une discussion en présence de la compagnie suivra la représentation artistique.

En juillet et août les soirées de la Grande Salle marquent une pause. Le premier samedi de septembre, 01.09., sera la Fête du Mas. On vous tiendra au courant…

A bientôt, l’équipe du Mas de Granier, Longo mai.




Le royaume du crépuscule

30042018

Le royaume du crépuscule de Steven Uhly, aux Presses de la Cité

Un très beau et très grand livre, une fresque monumentale qui se déroule sur quarante années en Allemagne, Pologne et Israël, mais aussi à New York et en France, de 1944 à 1987. Les personnages sont des juifs rescapés des camps de la mort, d’autres venus d’Israël pour aider les rescapés à rejoindre ce pays contre les anglais qui s’opposent à cette migration et la combattent. Des réfugiés allemands qui courent vers l’ouest apeurés par l’arrivée de l’armée rouge, des nazis qui commettent leurs derniers crimes et s’apprêtent à combattre les russes ou à fuir, protégés ensuite par une organisation secrète qui les aide à se cacher et à reprendre pied dans la nouvelle Allemagne. Nous croisons tous ces personnages, leurs enfants et petits-enfants, au gré des années qui ne se suivent pas forcément dans ce très beau texte. On découvre comment les rescapés seront mal traités par les vainqueurs, comment les pogroms se poursuivent après guerre, en Pologne notamment. Pour certains la guerre continue en Israël, au tour des populations arabes de Palestine de devoir fuir leurs maisons et de se réfugier là où ils peuvent. Enfin il y a le temps. Les enfants de la guerre devenus grands tentent de recomposer le puzzle. Il arrive que les enfants des victimes croisent les enfants des bourreaux et, parfois, l’espoir renait, la barbarie n’est pas inéluctable. Il est écrit sur la couverture de ce livre que l’auteur aux cultures multiples sait bien que l’identité n’est qu’affaire de mélange, et que c’est à posteriori que l’Histoire s’écrit. Avant, vivent les hommes héroïques et faillibles.

L’auteur Steven Uhly, est né à Cologne d’une mère allemande et d’un père bengali. Il est romancier et traducteur, il vit à Munich. le royaume du crépuscule

Je vous recommande très fortement ce livre, Bertrand




Howard Zinn

12032018

« Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs » Howard Zinn

A lire absolument, Une histoire populaire des Etats-Unis de Howard Zinn.histoire-populaire-des-etat

à la votre, Bertrand




Belle victoire contre le pognon et le béton !

18012018

Il n’y aura pas d’aéroport à Notre Dame des Landes, c’est une belle et grande victoire ! Une victoire historique contre un grand projet inutile, une victoire contre le fric et le béton, une victoire contre le modèle de société qu’on nous impose depuis des décennies. Souhaitons qu’il y en ait d’autres à l’avenir. Les gueules déconfites de Retailleau, Ayrault et tous les autres faisaient plaisir à voir, mais il ne faut pas lâcher, maintenant il faut aider la Zad à poursuivre son aventure sociale, humaine et écologique. Grand rassemblement sur la Zad de Notre Dame des Landes le samedi 10 février : Enracinons l’avenir ! ZAD

Utopie, résistance, ça continue. A la votre, Bertrand 




L’année prochaine à New York

8112017

L’année prochaine à New York, Dylan avant Dylan, par Antoine Billot aux éditions Arléa

Antoine Billot est universitaire et écrivain, il est l’auteur de plusieurs livres aux éditions Gallimard. L’Année prochaine à New York est son neuvième livre, un très beau livre. Il retrace l’histoire de plusieurs familles de migrants qui ont fui les pogroms en Ukraine et en Lithuanie en 1905 pour rejoindre l’Amérique. Les Greenstein, Solemovitz et Zimmerman, un arrière grand-père et un grand-père de Robert Allen Zimmerman né en 1941 et qui deviendra Bob Dylan. Leurs histoires se mêlent à l’histoire des Etats-Unis. Ils arrivent comme tous les migrants par New York puis rejoignent les Grands Lacs. Il est question des indiens dans ce livre, de l’esclavage, de la misère, la crise de 29 et la grande dépression, la seconde guerre mondiale ; un des oncles du petit Robert Allen, dans l’armée américaine, participe à la libération du camp de Buchenwald. Il y a aussi le racisme, la ségrégation, les lynchages, le maccarthisme… Mais encore beaucoup de musique, surtout celle du sud, de la poésie, de la littérature, tout ce qui va façonner l’oeuvre de Bob Dylan, tout ce que l’on retrouve dans ses chansons, comme dans celle-ci, Blind Willie McTell :  » (…) Je vois leurs vastes plantations brûler – J’entends les fouets claquer – Je sens le doux parfum des magnolias – Et vois les fantômes des vaisseaux chargés d’esclaves – J’entends ces tribus gémir – J’entends les croque-morts bramer – Non, personne ne sait chanter le blues comme Blind Willie McTell. (…) »

Bob Dylan

 







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